‹ Soeur Anne (volume 4)Chapitre 172 sur 246 · CHAPITRE V. g · texte numérisé non relu

CHAPITRE V. g

» m'y tenir. — Alors, tu suivras à pied, » imbécille !.... qui ne sait pas encore » se lenir derrière une voiture, a

En disant ces mots, M. Chambertin enfourche le bidet, en lui donnant de grands coups de canne à défaut de cravache : « Pardon si je vous dépasse , » crie-t-il à Dubourg , mais je vais » donner quelques ordres. — Ah! je » vous en supplie! point de façon pour » nous, M. de Chambertin , » lui crie celui-ci. Mais le propriétaire est déjà loin j en s'entendant appeler» de Chamberlin il a pris le mors aux dents.

Dubourg prend les guides et conduit, ce qui ne l'empêche pas de dire eu roule. des choses fort galantes à madame de Chambertin , et de faire signe à Ménard de s'essuyer le visage. Lunel court à pied derrière le cabriolet, en donnant au diable les étrangers qui sont cause que son maître a pris son bidet.

«94 SCEUR ANNE.

On arrive à Allevard , joli bourg où un torrent considérable alimente un grand nombre de moulins , de forges de fer et d'usines. La maison de M. de Chambertin est sur la droite , avant le village. C'est une propriété charmante, bâtie à la moderne , el comme dit madame Chambertin , c'est presque un château.

En descendant dans une fort belle cour ombragée de tilleuls, Dubourg se félicite en secret de sa rencontre , et commence à trouver que madame Chambertin a encore les formes trèsagréables et les yeux très-vifs. Quant à Ménard , qui a entrevu une cuisine bien échauffée , il pense, que sans être baron , ni palatin, un homme qui possède une aussi jolie propriété mérite quelque considération.

M. Chambertin fait entrer les étrangers dans un joli salon du rez-dcchausséc, qui donne sur un fort beau

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