CHAPITRE V- I
et ne se sentant pas Ja force de iàire seul son entrée , il attendait que les autres convives arrivassent afin de passer derrière eux.
M. et madame Bidault paraissent enfin , ainsi que le gros Frossard.
M. Chamberlin , qui venait de donner des ordres à son cuisinier, court au-devant de sa société. On trouve M. Fondant , qui est toujours dans l'antichambre, et M. Chamberlin, ouvrant la porte de son salon, présente madame Bidault à M. le baron. Pendant un échange de saluls et de révérences entre les deux époux et nos deux voyageurs, le gros Frossard, qui ne fait pas autant de cérémonie, pousse devant lui M. Fondant , qui paraît vouloir rester dans l'antichambre, et madame Chamberlin , après avoir fait les honneurs de chez elle , s'e'clipse pour aller s'occuper un moment de sa toilette.
îo/f SOEUR ANNE.
« M. Je baron, dit Chambertin , j'ai » réuni quelques amis qui sont, comme » moi , ravis de ce que... — Ma foi, » dit Frossard en se jetant dans une bergère sans laisser finir Chambertin, « il était temps que tu arrivasses , » mon cher; si Je poulet avait été en- » tamé je ne l'aurais pas quitté !... — » Toujours plaisant , ce cher Fros- » sard, » dit JM. Bidault, en frappant sur la cuisse du maître de forges ; tandis que son épouse se tenait bien raide dans un fauteuil vis-à-vis de Dubourg, qui, assis négligemment sur un cauapé , ressemblait à un sultan contemplant ses esclaves, tandis que Mé« n'ard, placé un peu plus loin, admirait l'air de santé du maître de forges et la mine respectueuse de M. Fondant, qui s était assis contre une croisée, de manière à être aux trois quarts sous le rideau.
« Si j'avais su plus tôt traiter M. le