‹ Soeur Anne (volume 4)Chapitre 183 sur 246 · CHAPITRE VI · texte numérisé non relu

CHAPITRE VI

Ils s'éveillent au point du jour, fort mécontens de s'être endormis ; mais enfin Frédéric ne doit pas encore être sorti, et ils vont le voir. Dubourg crie, appelle, on ne répond pas; il descend dans la cour et s'informe de son ami.

« Il n'est pas rentré cette, nuit , ré- » pond le valet d'écurie. — Pas rentré! » s'écrie Dubourg, tu en es certain? „ — Oh! oui, monsieur! ni lui, ni le » cheval. — Diable, dit Dubourg, cela » devient inquiétant.... ne pas revenir » depuis hier... c'est bien singulier. «

Il monte apprendre cette nouvelle à M. Ménard ; et celui-ci, après avoir réfléchi un quart-d'heure, finit par dire: « Que pensez-vous de cela , M. le ba- » ron ? — Eh! morbleu, c'est à vous » que je le demande, M. Ménard? — » Je n'ose rien préjuger, M. le baron... » voilà mon avis. — Il ressemble beau- » coup à celui de Bridoison. »

On passe la journée à attendre

Frédéric, qui ne revient pas. Duboui -g est inquiet de son ami ; Ménard tremble pour son élève, et l'aubergiste serait fort en peine de son cheval, s'il n'avait la voiture pour répondant.

Le lendemain, dès le poipt du jour, Dubourg se présente devant Ménard , le chapeau sur la tête, et dit : « Allons , » il faut retrouver Frédéric... — Trou- » vons-le, M. le baron. — Pour le » trouver il faut le chercher. — C'est » ce que je pensais, M. le baron. — » Cela ne vous empêchait pas de rester » fort tranquillement dans votre lit. — 35 J'attendais votre avis ultérieur. — » Mon avis est que nous nous mettions « en route sur-le-champ. Ce jeune *> homme a une tournure et une figure » assez remarquables pour qu'on nous » indique le chemin qu'il a pris; il ne

» peut pas être perdu ! — 11 faut

« l'espérer... car que me dirait M. le

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