‹ Soeur Anne (volume 4)Chapitre 185 sur 246 · CHAPITRE VI · texte numérisé non relu

CHAPITRE VI

» quelque chose , c'est qu'où sent bien » qu'on ne résisterait pas long-temps.

» — . Monsieur le baron , Joseph fuyait » Putiphar , et ce n'était pas par crainte » de succomber. — Monsieur Ménard, » Joseph a fini par se laisser séduire, » puisque sa postérité a peuplé le pays » de Chanaan. »

Tout en discutant, ces messieurs sont arrivés à Vizille. Ils s'informent de Frédéric dans le village j mais les habiians, occupés de leurs travaux, ont peu fait attention au jeune homme, qui n'a dîné que deux fois à l'auberge $ car nous avons vu qu'il dînait dans le bois avec les provisions que sœur Anne lui apportait. On a bien aperçu plusieurs fois le jeune voyageur, mais on n'a pas remarqué de quel côté il tournait ses pas , ni ce qu'il venait faire dans le village.

Dubourg et son compagnon sortent de Vizille sans être plus avancés. «Tout n est perdu ! » s'écrie de temps à autre

î4 .sœur a:sne.

M. Ménard , « mon élève aura él« mangé par les loups, ou lue par les voleurs, ou sera tombé dans quelque précipice en regardant un coucher

du soleil! Pauvre Frédéric! si

doux, si aimable, si instruit !.... Je

n'ai donc plus qu'à te pleurer!

Qualis populeâ meerens Thilomela sub umbrâ amissos queritur fœtusL . .

» Eh! non, monsieur Ménard,

Frédéric n'a été n i tué , ni niaogé ! . . . . 11 n'est pas question de ressembler à Philomcle pleurant ses petits, mais il s'agit de savoir où le jeune homme a porté ses pas.... Eh mais.... tenez , voici , je crois., un animal qui pourra nous donner de ses nouvelles. »

Les voyageurs , en sortant du village, étaient descendus dans la vallée , et se trouvaient alors devant la lisière du bois; le cheval de Frédéric errait à l'aventure dans les sentiers qui touchaient à la valiée.

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