CHAPITRE VI. I2'J
a C'est un cheval , dit M. Ménard. — » Je le reconnais à cette taclie blanche, » pour l'avoir vu dans la cour de notre » auberge ; c'est le cheval de Frédéric. » — Et il est seul.... sans cavalier?... » Nouvelle preuve , monsieur le baron , » que le jeune homme est victime de » son imprudence; le cheval aura jeté
a sou maître par terre! mon élève
» est mort!.... il aura voulu gravir des » montagnes !... Noce eratl ...il n'aura » pas vu à ses pieds.... tout est perdu!
» — Je crois plutôt que Frédéric est » dans ce bois , et qu'il a quitté son che - » val afin de s'y -promener à son aise... » Faisons-en autant pour le chercher..
» mais soyons plus sages que lui , et » attachons nos chevaux à l'un de ces *> sapins* »
Dubourg et son compagnon mettent pied à terre et entrent dans le bois , M. Ménard tenant déjà son mouchoir sur ses yeux, parce qu'il croit Frédéric
mort ou blessé , el Dubourg marchant en avant, et regardant attentivement autour de lui.
Bientôt ce dernier revient vers M. Ménard, d'un air joyeux, et, lui désignant du doigt un tertre de gazon : « Tenez , » lui dil-il , regardez si mes pressenti- » mens me trompaient; voilà la mer- » veille que Frédéric vient admirer, d
M. Ménard suit l'indication du doigt de Dubourg, et aperçoit, sous un ombrage épais, son élève négligemment couché sur l'herbe, et tenant dans ses bras une jeune fille charmante, dont la tète repose contre le sein de son amant , et qui a ses deux bras passés autour de son cou.
ce Vous aviez raison, monsieur le bain roo , » dit Ménard, après un moment de surprise , a ce n'est point la Char- » treuse !... ceci est plus moderne...— » Celte jeune fille me parait char- » mante !.... — Et à moi aussi , mon-