‹ Soeur Anne (volume 4)Chapitre 190 sur 246 · CHAPITRE VI. l · texte numérisé non relu

CHAPITRE VI. l

w tendre raison. Cette jeune fille m'a » paru fort jolie, je veux bien que ce » soit on phénix j mais enfin que pré- » tends- lu faire? tu ne veux pas sans » doute passer la vie dans ce bois ? — • » Ah ! je ne veux point quitter sœur » Anne !.. — Eh bien, soit; emmène ta » sœur Anne, qu'elle vienne avec nous, » faisons-en une baronne, si tu veux, » aux yeux de ce pauvre Ménard ; je me » charge même d'arranger tout cela ; » mais quitte ces vieux sapins , sous les- » quels tu finirais par devenir un » orang-outau. — Cela ne se peut pas.

» Celle jeune fdle a , dans cette chau- » mière , une bonne femme qui a pris » soin de son enfance , elle ne peut » l'abandonner. — Allons, le voilà toute a une famille sur les bras... — Va, Du- » bourg , retourne à Grenoble avec » Ménard, dans quelques jours j'irai » vous rejoindre... mais je ne puis la «quitter maintenant... — Que je re-

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» tourne à Grenoble... et crois-tu que » je m'y amuse, avec ton précepteur, » et sans pouvoir me présenter nulle » part... — Ah! j'oubliais!... prends » ce porte-feuille... il contient notre » fortune... prends, fais tout ce que tu » voudras. J'ai quelques louis, cela me » suffît.... — Mais , en vérité, mon » pauvre Frédéric, tu es fou!. .. vivre » dans les bois , filer le parfait amour » avec ta petite villageoise.... — Ah ! » ce n'est point une femme ordinaire. . » si tu savais., pauvre petite !... mais » non , je ne veux rien te dire ! ... tu ne » peux comprendre mon cœur... adieu, n Dubourg. — Tu le veux; j'y consens. » Je prends la caisse et je te laisse. Je » connais les hommes , j'ai plus d'ex- » périence que toi : avant quinze jours » tu seras las de ce genre de vie, et » tu viendras nous retrouver.... — » Oui , si sœur Anne veut me suivre... n — Tu vieudras sans elle , j'en suis

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