CHAPITRE VI
» certain... au revoir j fais l'amour à * ton aise j fais-le toute la journée , » fais- le toute la nuit , fais-le tant , » enfin, que dans quinze jours tu en » aies par-dessus la tête. »>
Dubourg , après avoir mis le portefeuille dans sa poche, descend rapidement dans la vallée où il trouve M. Ménurd, assis tranquillement près de leurs chevaux. « Eh vite , » lui dit- il d'un air joyeux, « à cheval ! — Comment , à » cheval ? et je ne vois pas M. le » comte. — C'est qu'il est resté près de » sa belle. — 11 est resté , et nous par- » tons? — Sans doute : car n'ayant point » de passions dans le bois, nous pour- » rions nous y ennuyer. — Mais , M. le » baron , je ne comprends rien à ceci. » — M. Ménardj j'agis en homme qui » connaît le cœur hamain , et surtout » celui des jeunes gens. Si nous avions » voulu contrarier les désirs de Frc- » déric, il aurait été capable de faire
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» des folies , au lieu de cela laissons-le » suivre son penchant. Je vous réponds » que dans quinze jours, au plus tard, » son amour satisfait sera calmé , et sa » raison revenue. Il n'y a point de pas- » siou qui tienne à un tète-à-tèle de » trois semaines consécutives!. . . l'a- » mour est un feu qui s'éieint de lui- » même, parce qu'il n'a Jamais assez.
» de raison pour se ménager. — Ma «foi, M. le baron, je commence à » penser que vous avez raison... — Al- » Ions, à cheval, M. Ménard , et vive » la gaieté ! Demain je vous mène dîuer » chez notre ami de Chambertin. — » Vraiment, M. le baron ? — Et je vous » promets que nous ferons dans le vil- » lageune entrée qui fera sensation. — » Je ne vous comprends pas , M. le » baron , mais vous arrangez si bien » les choses, que je m'en repose sur » vous. »
Et Ménard, que l'espoir d'aller le