‹ Soeur Anne (volume 4)Chapitre 206 sur 246 · CHAPITRE VII. l · texte numérisé non relu

CHAPITRE VII. l

Tout le monde applaudit, et Ménard, après le morceau , se dit : « Je savais » donner du cor et je ne mJen doutais

» pas!,

Le concert est terminé enfin ; Dubourg parle de jouer, et bientôt les tables sont dressées. On ne joue guère le trictrac dans un salon, mais Dubourg dit qu'on ne joue que cela à la cour de Pologne, et M. Cbambertin fait sur-lechamp apporter un trictrac, et déclare qu'avant huit jours il en aura quatre dans son salon. Dubourg et le gros Frossard se placent, et M. Chambertin les regarde jouer, quoiqu'il n'y comprenne rien.

Dubourg est en veine; il pousse son adversaire; il le pique pour faire monter le jeu.... Il gagne déjà une vingtaine de louis, lorsqu'on entend dans le jardin une détonnât ion violente.

« C'est le feu d'artifice, » crie-t-on de tous cotés j et la société court dans

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le jardin. « A.u diable le feu d'artifice',» dit Dubourg, « j'avais justement les » de's heureux ! » mais il veut en vain retenir le maîire de forges, celui-ci va aussi voir le feu. Dubourg se dispose alors à faire comme tout le monde. \

11 sort du salon. Le feu est au bout du jardin; Dubourg rencontre madame Chambertin qui venait voir ce. que faisait M. le baron et qui cherchait peutêtre l'occasion d'un têle-à-têle. Dubourg lui prend le bras, il est de fort belle humeur, il se rappelle la conversation de dessous la table , les soupirs étouffés , il pense qu'il va passer quelques jours dans la maison, et qu'il doit se montrer digne de l'accueil qu'il reçoit. Tous ces motifs lui font prendre, avec madame Chambertin, une allée qui ne conduit pas à l'endroit où est toute la société. Madame dit bien de temps à autre : ce Où me menez-vous donc? » mais Dubourg

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