‹ Soeur Anne (volume 4)Chapitre 211 sur 246 · CHAPITRE VII · texte numérisé non relu

CHAPITRE VII

» 1er français et vous aurez à souper. » — Et toi, coquin, » crie M. Chamhertin' à son valet , a avise-toi encore » de loucher les Polonais de M. le ba- » ron , jeté chasse à coups de bâton. »

Lunel s'éloigne en murmurant : « Us » sont Polonais comme je suis Turc ! » Les deux jockeys montent chez leur maître, avec leur lièvre et leur volaille qu'ils ont sauvés de la bataille ; les gens de la maison vont se coucher , et M. Chambertin va en faire autaut près de son épouse, qui rêve qu'elle est dans le kiosque, et que l'on va tirer un pétard .

Dubourg pense qu'il n'est pas prudent de garder près de lui deux petits gaillards qui lui feront encore quelques sottises. Le lendemain, de bon matin, il leur met à chacun un écu dans la main, et les renvoie à Grenoble s au grand contentement de Lunel , qui n'aime pas ies Polonais.

1?6 SCEUR ANNE.

Les jours qui suivent cette fête s'écoulent plus paisiblement ; quelques amis seulement viennent partager le plaisir de M. Chambertin, et écouter tous les contes qu'il plaît à Dubourg de leur foire , sur ses châteaux , ses terres , sa famille , et ses fonctions à la cour de Pologne. M. Ménard ne dit pas grand chose, mais il mange et boit bien, et cite par-ci par-là quelques auteurs latins ', alors la société, qui ne le comprend pas , le regarde encore plus respectueusement.

Dubourg fait sa partie tous les soirs; mais ou joue petit jeu. Le gros Frossard est absent, M. Chambertin ne s'échauffe jamais , et Dubourg commence à croire qu'il ne doublera pas ses capitaux. Cependant la fête de M. Chambertin approche, et, à cette occasion, on doit de nouveau mettre tout en l'air dans la maison. On attend de Paris des amis très-riches , qui feront la partie de M. le

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