‹ Soeur Anne (volume 4)Chapitre 213 sur 246 · CHAPITRE VII · texte numérisé non relu

CHAPITRE VII

Madame répond en soupirant : * Que » dites-vous, deux fois!... ah! ce n'est » pas assez !... C'est quatre, c'est cinq, » c'est six qu'il faut dire!... — Mettons- » en sept, » dit Dubourg, « et arrêtons- » nous là. »

Le dîner est terminé. M. Chambertin n'a qu'un regret, c'est que son ami Durosey ,' qttSl attend depuis plusieurs jours de Paris, ne soit point arrivé.

Toutes les fois que l'on prononce le nom de l'ami Durosey, Dubourg se dit en lui-même : « J'ai connu à Paris quol-

» qu'un qui s'appelait comme cela

» mais où diable l'tti-je connu? » Il demande alors à M. Chambtuiin quel est ce M. Durosey, ce qu'il fait à Paris ? et Ghaniberlin répond : « C'est un gros » négociant qui vient de se retirer avec » vingt mille livres de rente. Alors , « se dit Dubourg, ce n'est pas celui n que j'ai connu, car je ne fréquentais » pas de gros négocians. »

IÔO SOEUR ANNE.

On est passé dans le salon , où un riche propriétaire.» grand amateur d'éV carte, paraît se proposer dé tenir tète à M. le baron, lorsque Lunel annonce à son maître que M. Durosey vient d'arriver. M. Chambertin , enchanté, sort, et rentre bientôt amenant son ami, qu'il présente à la soeiété; Dubourg regarde le nouvétfu venu et reconnaît dans M. Durosey son ancien traiteur de Paris, auquel il doit encore un mémoire de .quatre cents francs, que depuis deux ans il n'a pu acquitter. C'est là le gros négociant en beeftecks" que M. Chambertin attendait, et que, par vanité, il s'est bien gardé d'annoncer comme un traiteur retiré.

La rencontre est fort désagréable pourDubourg, mais il ne perd pas la tète, et lorsque Chambertin 's'approche avec Durosey, auquel il dit : « Voici M. le baron de Potoslu, palatin polonais, » Dubourg salue en souriant, en

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