‹ Soeur Anne (volume 4)Chapitre 216 sur 246 · CHAPITRE Vin · texte numérisé non relu

CHAPITRE Vin

Le9 Comédiens impromptu. — Événement qui change tout.

Après avoir fait près d'une lieue y comme si on les poursuivait, le pauvre Ménard , tout essoufflé, déclare qu'il n'eu peut plus, et se laisse tomber sur le gazon. Dubourg pense qu'ils peuvent maintenant s'arrêter, et il s'assied à coté de son compagnon.

« M'expliquerez- vous enfin, M, -Je » baron , » dit Ménard après avoir repris haleine , « pourquoi nous nous sau- » vons comme des voleurs de chez

1^0 SCEUR ANNE.

» noire ami M. de Chambertin , qui * uous comblait de politesses , nous » logeait élégamment , nous couchait » douillettement, nous nourrissait par- » faitement , et chez lequel enfin » nous étions considérés suivant nos ». mérites ? — Mon cher M. Mé-

» nard ! tant va la cruche à l'eau

» qu'à la fin elle se brise ou elle s'emnplit, c'est comme vous voudrez, et » dans ce cas-ci , je pourrais bien avoir » fait l'un et l'autre. — Quelle est la » cruche ? qu'avez-vous brisé ? je ne » vous comprends pas , M. le baron?

» — Je le crois bien , mais je vais ni ex- » pliquer d'une autre manière. Avez- » vous vu cet homme que l'on appe- » lait Durosey et qui n'est arrivé que » ce soir , chez mon ami Chambertin? » — Oui , M. le baron. — Savez-vous » ce que c'est que cet hon«me-là ? — » On a dit que c'était un négociant » retiré. — Oui , sans doute , pour

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