CHAPITRE VBI
» mieux m 'abuser il avait pris ce litre!... » avez-vous remarqué qu'il avait une » figure sinistre? — J'ai "vu , M. le » baron, qu'il vous regardait fort sou- » vent , avec beaucoup d'attention. — » Parbleu, je le crois bien, il m'a re- » connu. M. Ménafd , cet homme n'est » autre qu'un espion turc déguisé.... et »envové à ma poursuite...- — Se pou r- » rait-il ? — On sait que j'ai, dans dif- » férentes cours , plaidé la cause des » Grecs et armé plusieurs princes en » leur faveur, les Turcs ont juré ma 1 mort. Cet homme est un de leurs » agens , je l'ai reconnu pour l'avoir » vu souvent à Coilstantinople ; sa pré- » sence est toujours pour moi un signal 4 de quelque malheur; je suis sur que » tous les environs de 1-a maison de » -M. Chamberim élaient cernés par t. ses complices. Dans la nuit , ilsm'auy> raient enlevé... et vous aussi , petrec p que l'on sait que vous m'aenompa-
aQ2 sqçuR ,ajnke.
» gnez et avant quinze jours nos
.» deux tètes auraient orné le château » des Sept»-Tonra et ligure près d'une » qneue de cheval, symbole de la puis* » sance du grand seigneur. Voyez, main- » tenant si j'ai eu raison de fuir?
» Ah! mon dieu,» dit Méuard en ve~ gardant derrière lui, a il me semble que
» mes forces reviennent Si nous
» nous remettions enroule...* — Non...
» Tranquillisez- vous , M. -Ménard ,
• les coquins ont perdu nos traces et b n'oseront pas nous Suivre. — Mais » comment se fait- il que M. Charober-
» tin ait reçu chez lui"? — Eli! mon
» pauvre Ménard ^ vous ne connaissez » pas les hommes!... Avec une dou- » zaine de ca-chemires , une collection 9 de pastilles, une boîte de flacons d'e.s- » sence de roses , on fait faire aux » gens tout ce qu'on veut. Et d'ailleurs
* je n'accuse pas Chainberlin : il a pu » être abusé ; mais au moment du feu