‹ Soeur Anne (volume 4)Chapitre 218 sur 246 · CHAPITRE VJ^II · texte numérisé non relu

CHAPITRE VJ^II

» d'artifice, j'ai vu plusieurs hommes » de mauvaise mine, et cela m'a de- » terminé à prendre la fuite... — Yous » avez sagement fait... Mais notre voi- »ture?... — Je n'irai certainement pas » la chercher. — Ni moi. Mais l'aubergiste de Grenoble à qui elle appar- » tieut? — Il a notre chaise de poste » pour se payer. — Mais avec quoi » voyagerons-nous désormais? — Avec » nos jambes probablement. D'ailleurs >j quand on n'a pas le sou pour payer » des chevaux, il est assez inulile d'a- » voir une chaise de poste. — Com- » ment! M. le baron, vous n'avez plus » d'argent? — Non, mon cher Mé- » nard; j'ai perdu ce soir tout ce que » je possédais.... La présence de ce » Turc me troublait l'esprit.... j > ne » savais plus ce que je faisais, et j'ai » joué tout de travers. — C'est bien >. fait pour cela.... Heureusement que » mon élève, M. Frédéric de Monlre- 11. 17

» ville , a la caisse de voyage ; nous » n'avons rien de mieux à faire que » d'aller le retrouver. — Comment pou- » vez-vous compter sur Frédéric pour s avoir de l'argent?... Ce jeune homme » vient de faire une nouvelle connais- » sance , et les nouvelles connaissantes, M. Ménard , coûtent toujours

» beaucoup.... On fait le généreux

» on ne refuse rien à sa belle... Je suis » sur que cette petite fille lui fait faire » des dépenses folies !... A cet age-là » on ne connaît pas le prix de l'argent ; » on n'a aucune économie... — Mais, » M. le baron , je ne vois pas trop » comment , en vivant dans un bois , » ils pourraient dépenser beaucoup » d'argent?... — Tous ne le voyez pas!..

» je le vois bien , moi! C'est une

» chose, une autre... mille fantaisies... » Ne croyez-vous pas que depuis un » mois que nous les avons quittés , ils a sont restés dans leur cabane ?

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