CHAPITRE If. 4r
sieurs pièces, toutes resplendissantes de l'éclat des bougies ; ici on danse, plus loin on joue, de ce coté on cause , on se promène, on vient respirer un moment, la chaleur est accablante dans la salle de l'écarté où l'on a de la peine à percer la foule des parieurs.
Les dames se font remarquer par l'élégance , et quelquefois l'originalité de leur parure. En général , la toilette des mamans est encore plus recherchée que celle des demoiselles ; est-ce parce que ces dames pensent que leurs illles en ont moins besoin pour plaire f on serait -il vrai que la coquetterie augmentât en raison inverse des charmes?..
Je ne me permets point de juger la question. Pour les hommes , il n'en est pas ainsi : le costume de bal une fois admis , est bientôt adopté par tous , et il ne reste à ceux qui veulent se distinguer que les ressources de la coiffure plus ou moins originale, et du nœud
de la cravatte ; encore celte dernière partie de la toilette ne commence- t-elle à n'être plus arbitraire.
Mais il est près de trois heures , et la soirée touche à sa fin. C'est le momeui où l'observateur peut faire le plus d( remarques 5 il y a moins de monde à h danse, on y est plus à son aise, on s< permet de rire, un peu. Vers la fin di bal , l'abandon remplace la prétention , et beaucoup de femmes ne commencent à avoir de la grâce, que lorsqu'elles veulent bien ne plus être maniérées. Quelques personnes, qui n'avaient encore pu se parler, causent dans un coin du salon. Quelques jeunes gens beat conversation avec les jolies danseuses qu'ils ont invitées de préférence. Quelques dames sourient plus tendrement à leurs cavaliers, on se rapproche, on ce connaît davantage.
!Vf. de Montreviile parcourt ses sa Ion: avec ce ion aimable d'un maître d(