‹ Soeur Anne (volume 4)Chapitre 227 sur 246 · CHAPITRE VIII. 2 1 I · texte numérisé non relu

CHAPITRE VIII. 2 1 I

» des tuniques ; deux bonnets de lou- » tre pour servir de turbans , el des » rideaux que j'ai achetés à Grenoble , » pour eu faire des manteaux. Nous » aurions ouvert après demain par » Phèdre et le Devin du Village. Dans » Phèdre , le compagnon menuisier » aurait fait Aricie , parce que nous » n'avons que deux femmes ; mais il est » gentil , il n'a pas de barbe , et il au- » rait été très-bien. Quant aux deux » confidentes . Is mène et Panope , de » mon trou je les aurais déclamées.

» Nous aurions joué le Deviu du vil- » lage sans musique; mais il n'en est » que plus joli j on. parle au lieu de » chanier, ça fait très-bien , je l'ai vu » jouer ainsi dans beaucoup de villes.

» Quel succès nous aurions eut.,, mon » Colin faisait Hippolyte !. .. et dans » Thésée, mon père noble eût été mad guifique. Le perruquier représentait » Théramène , le drôle sait son récit

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» sur le bout de son doigt , il ne fait » pas une barbe sans le réciter ; et il faut » qu'Hippolyte ait un catarrhe , et que » Thésée se querelle au cabaret !....

» Qui me tirera de-là !... Ah ! s'il pou- » vait arriver dans notre ville quelque » grand talent de Paris ou de l'étran- »gcr; de ces talens qui voyagent si « souvent!... mais il n'en passe jamais » à Voreppe !...

» Le souper est servi, Messieurs, dit » la servante de l'auberge. — Tout cela » ne vous empêchera pas de souper , » M. Floridor, » dit un marchand au petit homme, a Sans douie !... je sou- » perai par habitude, mais je n'ai point » d'appétit !... Cet événement me coupe » bras et jambes.

» — Mais il ne lui coupe pas la lan- » gue, » dit tout bas Ménard , en se disposant à aller se mettre à table , lorsque Dubourg s'avanç.ant d'un [air majestueux, s'arrête devant lui , et dé-

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