CHAPITRE VIII
» tiers, je vous jouerai Phèdre....— » Comment Phèdre? est-ce que vous » faites aussi les rôles de femme ? — p Eh non , c'est Hippolyte que je veux » dire!... Quant à Wolowitz, il vous » fera un Thésée superbe.. — Très - » bien. Pour le Devin du Village je » n'ai besoin que du Colin. — Je m'en » charge. Dans quatre jours nous vous » jouerons tout cela. — Quatre jours... » c'est bien long!... — Il faut que nous » nous reposions un peu. — Allons, vu » pour quatre jours. Dès demain vous » serez annoncés. Avez-vous unegarde- » robe ? — Non, puisque nous ne » comptions pas jouer. — Il suffit , » je me charge de vos costumes. *>
Floridor quitte nos deux voyageurs, et ceux-ci vont se coucher j Dubourg en riant de cette nouvelle aventure, ei Ménard répétant encore: « Puisque » M. le baron Je fait, pourquoi ne le » ferais-je pas?»
Le lendemain, en seveillant, le pauvre Ménard ne peut pas se persuader qu'il va faire Thésée', mais Dubourg vient à lui, la pièce à la main, et lui donne son rôle, que le petit directeur a déjà envoyé, en le faisant prévenir qu'on répéterait à midi. aAl- » Ions, dit Dubourg, le rôle n'a pas «cent vers... Qu'est-ce que c'est que » cela pour vous, qui avez appris par » cœur Horace, Virgfle, et tant d'au- » très auteurs? — Ces?, fort bien, » mais j'ai passé ma vie à les appren- » dre, au lieu que je n'ai que trois » jours pour retenir cela. — Ne crai- » gnez rien, je réponds de tout, d'ail- » leurs on a un souffleur. — C'est » juste, ce sera ma ressource. — Que b vous sachiez votre entrée , c'est » tout ce qu'il faut. — Oh! pour mon entrée, j'en réponds.
« La fortune à mes vœux cesse d'être opposé* , » Madame, et dans vos bras met