‹ Soeur Anne (volume 4)Chapitre 233 sur 246 · CHAPITRE VIII · texte numérisé non relu

CHAPITRE VIII

» — Bravo!... vous allez comme un ange. » — C'est la malédiction qui m'embar- » rasse. — Que vous fassiez bien les » gestes, et cela suffira. »

A midi ces messieurs voient arriver M. Floridor, qui vient les chercher pour les conduire au théâtre , où le reste de la troupe les attend. L'aspect de la petite salle , où l'on arrive par un colombier, dans lequel on a établi le bureau pour les billets , divertit beaucoup Dubourg , taudis que Ménard va se cogner contre deux vieilles futailles dont on a fait des montagnes.

La troupe témoigne beaucoup de respect aux deux nouveaux venus , qui répèlent le rôle à la main. Dubourg ne dit pas un mot , que les autres ne s'éorient : « Comme c'est bien déclamé !

» quel talent! » Ménard de même j et le précepteur, étourdi des applaudissemerjs qu'on lui prodigue, se persuade aussi qu'il avait un talent caché pour le

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théâtre. « Est-ce que vous prenez du ta- » bac en jouant , lui demande Fiori- » dor? — Pourquoi pas? je faisuu roi... » et le roi de Prusse en prenait bien.... » témoins cette boîte.... que... — En » Pologne , dit Dubourg, cous prenons » en scène tout ce qui nous fait plaisir, » c'est reçu , c'est même de tradition » dans plusieurs rôles. — Oh ! que » c'est heureux, » dit la femme du garde champêtre , qui joue Phèdre , « moi qui n'osais pas priser eu faisant

»> la princesse ! — En ce cas , dit

» le compagnon menuisier , je me » glisserai une petite chique tout en «faisant Aricie , puisque M. Boleslas » veut bien le permettre... — Tout ce » que vous voudrez ; les grands talens » se permettent mille folies. — Non est i) magnum, ingenium sine mixture » dementiœ , dit Ménard. — Entendez- » vous ... c'est du polonais , » dit le directeur à ses artistes.

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