CHAPITRE VIII
clamer de son trou; mais le rôle étant court, on passe par là-dessus. D'ailleurs Floridor, se tournant vers le parterre, dit : a Messieurs , c'est ainsi que se » jouent presque tous les confidens dans » les villes de troisième ordre. »
Cependant Thésée n'est pas encore arrivé. « Que diable fait-il donc à l'an- » berge? dit Dubourg, est-ce qu'il ne » peut pas mettre son costumer — Im- » possible, dit le directeur; je lui ai » douné une tunique jaune superbe et » un pantalon de même étoffe; quant » au diadème , il a un turban de même » couleur qui m'a servi dans Mahomet.
» — Ha ça, Thésée sera donc tout » jaune? — C'est de tradition , et celle- » là ne se perd pas. Mais jouons encore » le second acte; il faut espérer qu'il » arrivera. »
Ou commence le second acte , qui ne va pas si bien que le premier. Aride, dans un moment de chaleur, ayant cra-
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ché sou tabac au nez à'Hlppoljte , celui-ci lui donne un coup de pied dans le derrière, pendant que son amante lui dit :
« Modérez des bontéâ dont l'excès m'embarrasse !..
« Cela vous apprendra à faire atten- » tion , dit Dubourg. -— Si je n'étais » point eu femme s je vous répondrais » d'uue autre manière, » dit le menuisier en lui montrant le poing. — a Je vous conseille de vous tenir tran- » quille. »
Floridor se hâte de sortir de son trou pour raccommoder Hippolyte et Aricie; il parvient enfin à les apaiser, etla pièce continue. Mais un moment après, Dubourg, étant en scène avec Phèdre, attend qu'on le souffle pour parler; mais on ne souffle pas, parce que le directeur ne voit plus clair. 11 crie avec force: « Dos moucheites !... des mouchettes » donc!. .. —Est-il bêle, » dit Phèdre