‹ Soeur Anne (volume 4)Chapitre 3 sur 246 · CHAPITRE I · texte numérisé non relu

CHAPITRE I

u J'avais un pressentiment de ce qui

» m'arriverait Je ne voulais pas al-

» 1er chez cette petite Delphine... J'au- » rais encore mes cinq cents francs dans

» ma poche! Mais elle est si aima-

» ble, cette petite Delphine! elle

» m'avait écrit un billet si gentil!... Est- » ce que je devrais encore me laisser

» prendre à tout cela! moi, qui

» connais le monde, et les femmes sur-

» tout! Si du moins je n'avais mis

» que cent écus dans ma poche, il me » resterait quelque chose; mais , non!.. .

» j'ai voulu faire le milord ! J'ai

» joué comme un fou. Ce petit mon- » sieur qui m'a gagné, retournait bien » souvent le roi.... hem!..... cela n'est » pas clair!... Ce qui est clair c'est que » je n'ai plus le sou; que mon proprié- » taire m'a mis hier à la porte de son » hôtel garni parce que je ne le payais » pas. Pour quatre misérables louis!...

» L'Arabe! J'allais les lui donner

» hier avec les cinq cents francs que » ma vieille taule m'a envoyés, lorsque » l'invitation de cette petite Delphine » est venue déranger tous mes plans de

«sagesse! Pauvre Dubourg, tu es

» incorrigible, mon ami, et cependant » tu commences à être d'âge à te cor- » riger! «

Ici Dubourg (car maintenant nous savons son nom) , tira une tabatière de sa poche et s'arrêta pour prendre une

prise. « O ma seule consolation!

» ma compagne fidèle! » reprit -il

en considérant sa tabatière d'un air presque attendri, « c'est bien heureux que » tu ne sois qu'en corne! car sans cela » il y a long -temps que je ne t'aurais » plus. Mais résumons - nous un peu :

» Que diable vais-je faire? Je n'ai

» point de place; dans ces administra -

» lions ils sont si ridicules! Je ne

«gagnais que quinze cents francs, je » trouvais juste de ne pas travailler plus

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