CHAPITRE III. 6l
«cents francs que sa pauvre tante lui » avait envoyés S. . . »
Frédéric n'avait pas fait grande attention au discours de Dubourg; mais cependant il était plus calme, parce que les crises les plus violentes sont toujours celles qui durent le moins , et que le jeune homme se croyait beaucoup plus amoureux qu'il ne l'était réellement.
« Comment se fait-il que je te trouve «ici, au milieu de la nuit?» dit-il enfin à Dubourg.
«Mon ami.... que veux-tu!... une • suite de circonstances malheureuses!..
«D'abord mon propriétaire, qui est » un véritable vautour; ensuite une «soirée chez la petite Delphine.... Tu «sais.... je t'y ai mené une fois. . mais » comme il te faut toujours du senti- » ment , tu n'y es pas retourné ; et «pourtant elle t'en aurait donné, pour • ton^rgent, qui aurait bien valu celui
»de ta Madame Démange. Enfin, mou «cher,, j'ai joué ! et j'ai perdu tout ce » que je possédais !... Je ne savais vrai- » ment plus que devenir!.., J'ai pensé n à toi , je connais ton amitié ! je ne » comptais d'abord te voir que demain; n mais tout étant en l'air dans celte » maison , j'ai cru que je pouvais t'at- » tendre ici, où j'ai fait un somme, » pendant qu'on te soufflait ta belle.
» Mon pauvre Dnbourg!... — Oh!
» oui, bien pauvre en effet! .. — Ecou- » te,... il me vient une idée. — Voyons » ion idée. — La vie de Paris m'en- » nuie.... — Elle m'ennuiera bien da- » vanlage, moi qui n'ai plus le sou! — » La vue de ces femmes coquettes me » fait mal !.... — Oh! c'est fait pour » cela!... — Je veux fuir les infidèles ! » — Je ne sais pas trop où tu pourras » aller !... — Ces sociétés où l'on cause » sans rien dire , où l'on se connaît sans 5) se lier, où l'on se rend plutôt par