CHAPITRE III
» J y compte. — Un de mes amis....
» un jeune homme... nommé Dubourg, » d'une ancienne famille de Bretagne , » se dispose aussi à voyager quelque «temps.... Si vous le permettez, je » me joindrai à lui ?.. . — Non , Mon- » sieur , je ne le veux point ; j'ai en- » tendu parler de ce monsieur Dubourg » que vous nommez votre ami, et quoi- » que je ne l'aie aperçu avec vous que » deux ou trois fois , je le connais assez » pour ne point vouloir qu'il soit le » compagnon de voyage de mon fils.
» Sa famille est honnête, je le sais; » mais M. Dubourg est, dit-on, un
» fort mauvais sujet... — Mon père
» je vous assure...—- Ne m'interrompez » pas, Monsieur ; je ne puis, à Paris, » vous empêcher de vous trouver avec » de pareils étourdis ; mais lorsque vous » devez voyager pour vous instruire et » mûrir votre raison, je vous le répète, » ce n'est point avec un monsieur Du-
» bourg que vous devez parcourir le » monde. Je ne veux pas non plus que v vous emmeniez Germain -, ce valet ■a se dérange depuis quelque temps.
» D'ailleurs, il faut en voyage savoir •» se passer de valets. Avec votre arte gent , vous en trouverez partout où » vous vous arrêterez.
» Je partirai donc seul, mon père?
» — Non , vous n'avez pas encore vingt » et uu ans ; vous êtes trop jeune pour » être livré à vous-même. Attendez....
» Oui.... voilà l'homme qu'il vous faut; » M. Ménard vous accompagnera. — » Quoi... M. le comte.... mon précep- » teur!... — Il ne l'est plus depuis long- » temps ; et ce n'est plus comme tel , » mon fils , qu'il sera près de vous : » c'est comme ami , comme sage conx» seiller. M. Ménard a de l'instruction , » et avec cela est doué du caractère le » plus doux , le plus patient!.... Vous > le connaissez assez, je pense, pour