CHAPITRE IV
dant le précepteur comme 011 regardait Voltaire; a quoi!... c'est là M. Mé- » nard... Peste! j'en ai souvent entendu «parler.... JjQprimus inter parss des » précepteurs!... Que je serai charmé » de faire sa connaissance!... Tandem nfelixy M. Ménard, puisque je veus » vois. »
M. Ménard n'y était plus : ce déluge d'éloges et de politesses de la part du palatin de Rava et de Sandomir le troublait et le comblait à tel point , qu'il allait, à force de saints, rouler une seconde fois dans le fossé, si Fre'déric ne l'eût arrêté à temps.
Dubourg met fin à l'embarras du pauvre Ménard en lui prenant la main, qu'il presse avec force. « Combien vous » me faites honneur... M. le baron, »
balbutie enfin le précepteur; puis, «'adressant à Frédéric : «Vous connais- » sez donc le seigneur Potoski?
» Si je le connais, dit Frédéric en
souriant $ «mais nous sommes amis «intimes.... Ce cher Dubourg!... — » Comment! Dubourg? dit Ménard.
» Oui, » s'écrie vivement le prétendu baron, « c'est le nom que je portais à » Paris, où j'étais forcé de garder le » plus sévère incognito, étant chargé » de la part de mon gouvernement de » missions secrètes et fort délicates....
» — Je comprends je comprends,
» dit Ménard. — Mon cher Frédéric, » appelez- moi encore Dubourg ; c'est » sous ce nom que je vous ai connu » d'abord, et il me sera toujours cher.»
Pendant que M. Ménard s'approche de la chaise renversée, Frédéric dit bas à Dubourg : « Sais-tu bien que le moyen » que tu as employé pour me rejoindre » était un peu violent.... tu as manqué » me tuer moi et ce pauvre Ménard....
» — C'est la faute, de cet iinbéci'le de » postillon ; je lui avais dit de me ver- » ser en passant près de vous; mais le