‹ Soeur Anne (volume 4)Chapitre 60 sur 246 · CHAPITRE V · texte numérisé non relu

CHAPITRE V

qui conduisait a la grande salle. Comme ce corridor était étroit, l'hôtesse eu bouchait hermétiquement la largeur, et sa personne frottait contre les deux cloisons qui formaient le couloirj il eût donc été impossible à quelqu'un de le traverser en môme temps que l'hôtesse, à moins de sauter par-dessus sa tête ou d'essayer de passer entre ses jambes.

C'est contre cette énorme masse que M. Ménard, auquel la vue des pistolets a rendu ses jambes de vingt ans , est allé se jeter, en voulant se sauver loin du théâtre du combat. Malgré la violence avec laquelle le précepteur s'est précipité sur elle, l'hôtesse n'en est point ébranlée ; ferme comme un roc, et d'ailleurs soutenue par les deux côtés du corridor, la grosse maman se contente de crier d'une petite voix de fausset, un : « qu'est-ce que c'est ?... qui va là?... »

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