‹ Soeur Anne (volume 4)Chapitre 62 sur 246 · CHAPITRE V · texte numérisé non relu

CHAPITRE V

pistolets 5 les quatre marchands sont devenus polis et ont marmotté quelques excuses . dont les jeunes gens se sont contentés , ne désirant point avoir affaire à de pareils adversaires. C'est donc vers le couloir que se porte maintenant l'attention générale.

« C'est la voix de ma femme , dit » l'aubergiste , et pour qu'elle ait quitté » sou fauteuil , il faut qu'il lui soit » arrivé queuque chose de ben érnous- »tilJant!... o

L'hôte se dirige vers le couloir, avec Goton qui tient une lumière; Dubourg et Frédéric les suivent; ils arrivent devant l'hôtesse, qui crie encore plus fort parce que le bruit des pas qui approchaient, ayant augmenté la terreur de Ménard , il a voulu à toute force passer, et ne pouvant y réussir ni à droite ni a gauche, s'est mis à quatre pattes, comme les enfuns, et lâche de se glisser eutre les jambes de la grosse maman ;

mais celle-ci , qui ne veut point laisser échapper l'inconnu, qu'elle croit être un voleur, n'a pas trouvé, pour le retenir, de meilleur moyen que de s'asseoir sur lui; elle se trouve donc à cheval sur Ménard au moment où on vient éclairer la scène.

Goton pousse de grands éclats de rire, l'aubergiste reste ébahi!... Frédéric et Dubourg cherchent à démêler quelque chose dans ce burlesque tableau. « Je n'en puis plus, dit Ménard » d'une voix éteinte. — Je le tiens !... » il est pris , répond l'hôtesse d'un air » triomphant. »

Le pauvre homme était si bien pris qu'il allait étouffer si ou ne l'eût retiré de là. Mais l'hôte, qui est jaloux de sa chaste moitié, qu'il regarde comme la plus belle femme qu'on puisse rencontrer à cent lieues à la ronde, se baisse précipitamment et lire M. Ménard de dessous les jupons de sa femme

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