CHAPITRE V
rance à Dubourg, en lui faisant enicndre qu'au point du jour les marchands seront partis, ses maîtres endormis, et elle plus libre.... Cette promesse enchante notre voyageur ; il tenait alors Goton au bas de l'escalier, il lui donne un vigoureux baiser. La grosse iille se sauve ; mais en levant les yeux , Du bourg aperçoit Ménard qui , un bougeoir à la main, venait savoir si entin on allait souper, et était resté un peu interdit en voyant le palatin de Rava qui tenait, dans ses bras, une laveuse de vaisselle.
Dubourg, qui ne se déconcerte jamais, va au-devant de Ménard en disant : « L'empereur Eliogabale récom- » pensait celui qui inventait un mets » nouveau ; moi, j'embrasse la personne » qui vient m'annoncer (pie le souper » est préparé. »
Ménard n'en demandait p;is davantage; il remonte avec Dubonrg auprès
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de Frédéric, et Goton vient mettre le couvert dans leur première chambre.
« Mellons-nous à table , et vive la gaieté! » dit Dubourg, qui se seni plus tranquille depuis qu'il sait qu'il sera débarrassé de sa voilure. Ménard répond à cette invitation par un gracieux sourire, et Frédéric se décide enfin à quitter un moment la lune pour s'occuper de choses terrestres.
« Goûtons d'abord ce vin, dit Du- » bourg, est-ce du meilleur, mon en- » fant? — Oh! Monsieur, c'est du bon, » car nous n'en avons pas d'autre. — Il » est un peu vert, dit Ménard en fai- » saut la grimace. — Mais nous en avons » aussi du blanc qu'est plus doux , dit » Goton. —Va nous chercher du blanc, » ma chère, va, n'épargne rien, tu ne » donnes pas tous les jours à souper à » des gens comme nous.
«Non certes, dit Ménard, et il faut