‹ Soeur Anne (volume 4)Chapitre 76 sur 246 · CHAPITRE V. l5g · texte numérisé non relu

CHAPITRE V. l5g

Frédéric sort de sa chambre; Ménard se remet sur son séant, et avec l'aide de son élève parvient à descendre de son lit. Il passe à la hâte sa redingote et descend sur les pas de Frédéric qui a reconnu la voix de Dubourg, et qui est plus curieux qu'effrayé, se doutant que c'est encore une histoire fabriquée par M. le baron.

Tout Je monde se rend dans la cour.

Les habitans des environs , quelques journaliers allant à leur travail entrent aussi dans l'auberge, attirés par les cris de Dubourg , qui ne cesse de répéter : « Au voleur.... arrêtez la voi- » ture. »

Tout le monde se retourne : on ne voit pas de voiture, et Goton crie à luc-téte : « La berline de M. le baron » s'est enfuie. »

On approche de l'étable dont on commence par ouvrir la porte, et Dubourg en sort comme un furieux,

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criant, se démenant, courant dans la cour et ne faisant pas attention qu'une partie de sa culotte est tachée de bouze de vache.

« Qu'y a-l-il donc, M. le baron, » demande Ménard avec effroi. Ce qu'il

„ y a ma berline ce scélérat de

» postillon!... il se sauve... il me l'em- » mène.... avec cinquante mille francs » en or que j'avais mis dans l'un des «coffres... — Ah '.mon Dieu!.... — La » berline de mon père!... la voiture des » Potoski !.... Ce n'est pas l'argent que » je regrette!.... niais une berline dans a laquelle la princesse de Hongrie J » Ah!.... nies amis, courez de tous cô- » tés.... répandez-vous sur les routes... » cent louis à celui qui me la ramènera. „ __ Cent louis à celui qui rapportera » la voiture, dit Goton. Ils seront bien » habiles s'ils la rejoignent, » dit tout bas Dubourg, « elle doit être mainte- » naut fort près de Paris.

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