‹ Soeur Anne (volume 4)Chapitre 77 sur 246 · CHAPITRE V. l6l · texte numérisé non relu

CHAPITRE V. l6l

» Mais comment vous trouviez-vous » enfermé dans l'étable avec Goton'P »

demande l'aubergiste, a Ce n'est que » trop facile à concevoir. J'avais dans » la nuit entendu du bruit dans la courj » je suis descendu doucement, j'ai » trouvé mon drôle qui mettait les » chevaux à la voiture, pour se sau- » ver pendant notre sommeil. Malheu- » reusement je n'avais pas d'armes , et » ce postillon est un gaillard plus fort » que moi, 3 an voulu vous aller cher- » cher, mais le scélérat m'a saisi et » malgré ma résistance m'a fait entrer » dans cette étable où dormait celte » fille, et où il nous a enfermés. Nous » nous sommes mis sur-le-champ à » crier... mais vous dormez comme des » sourds!...

«Ah çà , c'est ben vrai, » dit Goton.

<^ui comprend mainleuaut pourquoi Dubourg lui a fait crier au voleur. « il » faut courir chez M. le maire, dit

n Ménard, il faut qu'il mette eu marche

» la force armée vous avez sans

» doute un maire ici F — Oui, Monsieur, » c'est le marchand de vin de l'endroit; » mais pour avoir la force armée, faut » envoyer à la ville voisine , et c'est » l'affaire de deux petites heures. — » Calmez -vous, mon cher Ménard , »

dit Frédéric en souriant , n nous avons » une bonne chaise de poste pour remi» placer la berline de M. le baron. — «Mais, M. le comte, cinquante mille

» francs en or — Oh! ce n'est pas

» la perte de cette somme qui m'af- » flige , dit Dubourg, ma fortune est «au-dessus de ce revers. Heureuse- » ment il me reste encore quinze mille » francs dans mon porte -feuille, pour » subvenir aux premiers frais de mon

» voyage mais c'est ma garde- robe

» que je regrette ; c'est une énorme » malle renfermant du linge et des » habits, et qui était cachée sous la

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