‹ Soeur Anne (volume 4)Chapitre 84 sur 246 · CHAPITRE VI · texte numérisé non relu

CHAPITRE VI

» malheureusement il n'en manque pas »en France!... il est maintenant tout » aussi dangereux d'y voyager... — » Comment! en France, M. le baron , » j'aurais cru que les routes étaient » plus sûres ? — Vous ne lisez donc » pas les journaux, M. Ménard? — Fort » rarement , M. le baron. — Vous y » verriez que les forêts de Sénart, de » Bondy , de Fontainebleau , de Villers- » Cottereis même, ont toutes leur » bande de voleurs... — Ah! mon » Dieu!... — Malheureusement ces co- » quins-là deviennent de jour en jour «plus féroces.. . 5 autrefois ils se con- » tentaient de vous voler, maintenant » ils vous assomment de coups, bien » heureux quand ils ne vous laissent »passur la place!... — Diable!.....

» diable!... si j'avais su cela?» murmure Ménard , en regardant sur la route d'un air inquiet. Les voyageurs enlraieni alors dans le bois. .

«Mais rassurez- vous, M. Ménard , » continue Dubourg, les voleurs ne » s'en prennent ordinairement qu'à la » personne qui est chargée de Par- » gent; celle-là paye pour les autres, » ils l'attachent à un arbre et la mct- » tent nue comme un ver, pour s'as- » surer si elle ne cache rien sous ses » vêtemens... — M. le baron, ceci ne » me rassure nullement, car c'est moi » qui porte notre caisse de voyage...

» — Ah! si je l'avais su je ne vous » aurais pas appris cela , je croyais que «c'était Frédéric qui. ..3 mais dans ce » cas-là on vend chèrement sa vie... » Vous avez sans doute des armes...

» — Je ne m'en sers jamais, M. le ba- »rûn. — Il faudra pourtant bien en ;.faire usage..., nous traversons justement un bois dans lequel trois de » mes amis ont été tués?... — Combinent? dans ce bois-ci? En effet,

«il me paraît bien épais...»

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