‹ Soeur Anne (volume 4)Chapitre 92 sur 246 · chapitre ni. iSg · texte numérisé non relu

chapitre ni. iSg

» les rêveries mélancoliques, ta nous » feras faire de médians repas , et » quand on voyage pour son plaisir, il » me semble que c'est une partie fort » essentielle à soigner. — Mais du » moins, sois raisonnable! .... — Eh !

» n'es -lu pas bien a plaindre d'avoir » près de toi deux hommes quit'égayent » l'un par son esprit, l'autre par la » manière dont il fait disparaître un » perdreau. — Mais pourquoi cette idée » de faire main tenant le seigneur de-

» vant tout le monde — Parce que

» nous nous amuserons davantage ; » d'ailleurs tu es comte; pour voyager » en égal avec toi, il faut au moins » nue je sois baron. — Mais ta caisse

» ira bien plus vite — Bon! nous

w n'en verrons pas la fin de long-temps; » et puis alors tu as un père et j'ai uue

» tante ! — Oui, je te conseille de

» compter dessus! — D'ailleurs, tu vois » bien que ton Mentor m'approuve. —

» Parbleu! lu le grises, il ne sait plus » ce qu'il dit. — Sois tranquille, je » réponds de tout. »

Nos voyageurs se remettent en roule.

Les chevaux , qui appartiennent à Frédéric , sont menés comme îe vent.

Menard est un peu étourdi de cette manière de voyager, mais il se dit : « Les » grands seigneurs vonl toujours veutre » à terre, » et il se retient à la portière pour ne point tomber.

Dans toutes les auberges on s'empresse de les traiter en seigneurs.

Toujours les plus belles chambres, les meilleurs mets, le vin le plus vieux. Et Ménard est ravi, enchanté, parce qu'il croit que monsieur le baron a joint ses quinze mille francs à la somme qu'il lui a donnée, et qu'il le juge trop grand, trop généreux pour s'occuper de la différence de leur mise de fonds.

Nos voyageurs arrivent ainsi à Lyon,

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