‹ Soeur Anne (volume 4)Chapitre 98 sur 246 · CHAPITRE VII · texte numérisé non relu

CHAPITRE VII

» l'Olympe. Pour coucher avec madame » de Versac, je lui donnerai toutes les » pommes qu'elle désirera. »

Ménard arrive dans le moment où i>ubourgse promenait dans sa chambre, en lâchant de se donner des airs de cour. Dès qu'il aperçoit le précepteur, ii va lui mettre la lettre sous le nez, en s 'écria nt : « Toile , loge , mon cher Mé- » nard , » et Ménard recule, parce que l'odeur du musc qui s'exhale du billet lui mome à la léte.

« J'espère que cela sent furieusement » la marquise , » dit Dubourg, en respirant avec délice le parfum de la missive. « Eh bien? Ménard, que » dites-vous de cette lettre? — Je n'y » vois rien de surprenant , M. le ba- » ron , et vous devez être habitué à en » recevoir de pareilles dans tous les » endroits où vous vous arrêtez. — » C'est vrai, vous ave/, raison, Mé » nard , je ne vous dis pas non plus

■2X)Z SCEIJIt ANNE.

» que je suis étonné... je dis que le billet » est bien tourné... hein ? — Fort bien » tourné , M. le baron. — Cela an- » nonce une femme qui voit à qui elle a » affaire, n'est-ce pas? — Cerlaine- » meut , M. le baron , elle doit le » savoir. — Mais je veux dire que cela » ne ressemble pas à ces billets., comme » cette petite Delphine se permettait de «m'en écrire. — Quelle était cette. Del- » phine, M. le baron? — Ah !.. c'était.. » une petite comtesse du boulevard du » Temple.... chez, laquelle se réunissait » un grand nombre de seigneurs dans » mon genre... — M. le baron se rendra » sans doute «à l'invitation de madame » ia marquise de Versac ? — Si je m'y » rendrai... oui certes... Dînons vile, » M. Ménard , afin que je n'aie [dus » à m* occuper que de ma toilette... où » est Frédéric ! — Il visite sans doute » quelque site nouveau; il m'a prévenu » qu'il ne reviendrait que ce soir..., je

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