‹ Soeur Anne (volume 4)Chapitre 99 sur 246 · CHAPITRE Vil. 2o · texte numérisé non relu

CHAPITRE Vil. 2o

» crois que son intention est de partir » demain. — Oh! dem-iin!... demain!

» nous verrons... nous avons tout le » temps... on est fort bien à Lyon, » n'est-il pas vrai , M. Ménard? — Par- » (alternent, M. le baron : mais vous » savez que nous devonsvoyager pour...

» — Je sais, je sais qu'on ne quitte pas » une ville comme celle- ci sans la con- » naître à fond, et Frédéric ne peut » pas connaître la ville, puisqu'il est » toujours dans les environs... il faudra » que vous lui persuadiez cela, M. Mé- »uard..- —J'y ferai mon possible, » M. le baron. »

Dubourg ne dîne pas ; il est trop préoccupé de sa soirée pour avoir de l'appétit : un enfant ne mange pas quand on lut promet de le mener au spectacle. Nous sommes de grands enfans j l'attente d'un plaisir nouveau fait toujours sur nous le môme effet.

Dubourg songe a sa tuilelU:. S'il en

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avait le temps il se ferait faire un habit , mais il faudra qu'il se contente d'un de <eux de Frédéric , qui est beaucoup plus mince que lui , ce qui le force à le porter toujours ouvert. Ira-i-il eu hottes?... Chez une marquise... c'est bien sans façon!... Mais il n'a pas de culotte; celles de Frédéric sont trop étroites pour lui, il n'en est pas de ce vêlement comme de l'habit , qu'on est libre de ne point boulonner. Ménard lui en prêterait bien une, mais elle lui serait trop large. Il se décide à aller en bottes; il est étranger, il est Polonais, cela doit lui servir d'excuse. D'ailleurs ses glands d'argent lui plaisent beaucoup.

Il n'est encore que huit heures, et <lepuis plus d'une heure Dubourg est habillé, et se promène dans son appartement , son chapeau à plumet sous le bras, s'éludiant à faire des saints distingués, à sourire avec grâce, à marcher noblement. 11 a mis toute sa caisse

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