SUPPRESSIONS
Lettre CXGVI. ^ Edit. Michel Létt, II, i8ai83.
Lettre adressée à Romain Colomb. Le texte porte : « La pension de 700 fr, à M"" P. L. [Périer-Lagrange, — Pauline Beyle] continue et continuera tant que je serai le camarade de Cicéron. »
Stendhal ajoute : « Les 3oo fr, étaient un petit CADEAU. » Pourquoi supprimer ce détail qui est tout à l'honneur de Beyle?
Lettre CGVI. — Edit. Michel Lévy, II, 195-196.
Lettre adressée à Romain Colomb. Le troisième paragraphe de la lettre est écourté ; voici la copie du passage supprimé : « fais-moi des annonces dans les Débats afin que je puisse vendre mes manuscrits, si jamais j'ai le bonheur de le pouvoir. Annonce poub MON ARGENT x/Histoire de la peinture en Italie, le Rouge et le Noir, les Vies de Mozart, Haydn et Métastase, Enfin ce que tu voudras pourvu que.
PENDANT QUE LES GENS A VOITURE, LES GENS QUI PEU- VEKT ME LIRE, s'eNNUIENT A LA CAMPAGNE, LEUR JOUR- NAL LEUR MONTRE UNE ANNONCE. )) La phrase a sans doute été jugée trop incorrecte — il était pourtant bien curieux de savoir que Stendhal ne dédaignait pas plus que certain romantique l'annonce payée.
Enfin cette énumération de livres invendus donne plus d'éloquence à la phrase attristée de la même lettre (Civita-Vecchia, le lo septembre i834) : « Mais que je serais heureux, à mon quatrième étage,,, si j'avais du pain! quelle perspective de ne plus voir les gens d* esprit de Paris que deux ou trois fois avant de mourir!... »