AU CONCERT-PARISIEN
avant do iîlcr, lâche des tirades énormes : « Vos vices, je ne tais que les copier; la société, c'est ceci, c'est cela, etc. » Gontran n'ose pas se rebiffer, tous prétexte que ie vieux drôle est au courant de ses amours en partie double ; à mon sens, c'était une raison de plus pour le flanquer par la fenêtre ; mais chacun son goût.
Sganarelle-Catiny revient, la bouche, la moustache, le nez et les yeux relevés, tout guilleret d'avoir débauché une petite ouvrière, «a Vous n'aprouvé une impression pénible? NN lui demande Gontran. On s'est beaucoup amusé de la question ; le fait est que l'impression a dû surtout être pénible pour l'ouvrière novice, du moins je me le ligure. Et là finit ou pour mieux dire, ne finit pas, la pièce de MM. Nauret Four.
Concert-Parisien. — Il faut y aller. Les petites femmes v sont un peu maigres, mais les auteurs — imbus des solides principes d'Azaïs — ont risqué des plaisanteries grasses. Ça fait corn- ; sation.
Elle a galamment réussi, cette aimable revue perpétrée parle camarade Alévv — un sapeur qui porte pas d H — avec un jeune Meilhac, inconnu de moi, qui répond au nom deVély, sans doute le père d< ce garçon qui a beaucoup fait parler de lui, dans l'ancien répertoire.
(Vous n'y êtes pas ? Un garçon de chez Vély,
On y voit beaucoup de choses, des petites fem-
qui demandent un engagement et Que, régis-
|ue toutes...- à se livrer aux
, attendu qu'elles sont
lai . rime le péché, et ni :aucoup plus ;
; licyclii I nan avait
l'air chaussé. : d'Antin qui ronce c Luciany
d'un raide, oh ! mais d'un raide à faire
pneumatiques : des figurantes un |
lissant des plumes, mal taillées,
oui, mal taillées, ces pauvres petites figurante: un lot de plaisanteries scatalogiques — lethc'ât représente un chalet dit « de nécessité » pour distinguer de celui d'Adam qu'il n'est jamais -r cessaire de reprendre ; — j'allais oublier des co plets sur les fêtes de Christophe Colomb, chant et mimés avec une verve fougueuse et drolatiq par Reschal, inimitable dans ces vers (si j'c m'exprimer ainsi) : « Un jour, c'est en Tan 14c je me dis, Colomb, il faut quitter ton épouse. . poésie dont vous apprécierez mieux la saveur la fredonnant sur l'air des Gardes municipan.
Un jour, c'est on l'an mil Quat' cent quntie-vinirt-douzc, Je me dis : «Colomb, il Faut quitter ton épouse, Le bon roi Ferdinand Et la reine Isabelle, Pour chercher au ponant Une terre nouvelle. »
« Au ponant » a son charme, et l'interprète aus qui a gagné là son bâton de ma-Reschal.
Si vous menez une jeune fille entendre Clig en haut ! je ne saurais trop vous conseiller de confier à la caissière pendant la grande scène sp tive de Mlle d'Antin, déjà nommée, habillée a\ un chic catapultueux, mais boutonnée jusqu' col, hélas ! ce qui nous prive d'admirer des.épau' que je me plais à croire neigeuses :
Mais oii sont tes neiges, d'Antin ?
Sous prétexte de courses, il y est question chevauchées inquiétantes, de bidets, de cote qu ne baisse point, au contraire, de prix à réclame] Ah ! la ! la ! la ! la !
Nouveau triomphe pour Reschal, paysan fu venu à Paris peur assister au grand Yalmygoni révolutionnaire du 22 septembre et qui, fatigué l'encombrement des boulevards, cède aux so citations qui lui ?ourient d'une fenêtre hospitaliè monte...