SEPTEMBRE
La coqueluche du boulevard de Strasbourg : Par celte antonomase on désigne, j'< - p u e, Assez précisément le divin Derembourg) Vient de monter une œuvre imbécile, Compère
Guilleri. Je ne continue pas en vers, parce que je suis un peu pressé d'aller dîner. Puisque, d'après les feuilles bien informées, la musique de cette chose, qui n'a de nom dans aucune langue, est due à M. Perrv. on ne ferait pas mal de la lui payer — ça doit valoir une jolie pièce de 6 fr. 50 — et de n'en plus parler, jamais, jamais, car elle est désespérément vacharde ; moins, pourtant, que le livret signé Jean Cavalier et Burani. Ce pseudonyme guerroyeur, plutôt cévenol, cache M1*0 Perry, la propre sœur du croque-notes; quelle famille, mille dieux ! quelle famille! Quant à M. Burani, qui se cramponne avec une endurance de bouledogue aux théories éculées du vaudeville vieuxjeu, louons sa sombre fidélité, force, joie et pilier d'airain, aux causes vaincues. Honneur au courage malheureux. Tous, critiques et soireux, nous étions comme le courage précité; croyez-vous qu'il soit bien réjouissant d'entendre les aventures de Guilleri, un compère en trois hypostases, selon une légende dont se servent deux sacripants, moines et routiers, assez effrontés pour mettre à mal sous le nom de l'innocent Guilleri, le vieux vin et les jeunes fillettes ? Divers mariages, d'ailleurs prévus, terminent un peu tard cette histoire dont l'intérêt n'a rien d'usuraire.
Il est de mon devoir de constater que ces couplets ont plu aux jeunes blousards du paradis, qui m'ont semblé attirés vers ces ariettes amorphes par d'étranges affinités. Le Paradis et le Perry, ô Schumann !
Mais la grande majorité du public est restée indifférente aux efforts de la troupe des Menus- Plaisirs, et j'ai même surpris ce dialogue signifi-