AU VAUDEVILLE
Elle était blonde, Gabrielle,
Baetill'-G enePe !
Ah ! moo I) eu, qu'elle était gentille,
(ir ue I- Baetil e !
Son souvenu cauee ma idoine,
Auteuil-Mad'le ne !
Une larme perle à mon œil,
Ma l'ieine-Auteuil !
Bonnaire, un bloc amusant de saindoux; Kam- Ilill, rtiquc et si poseur! Plébins, que nommeraient dictateur les habitués de l'Eldorado par un unanime plébinscite ; et cent autres.
22 OCTOBRE. — En dépit des indulgences manifesté* s pour Hélène par le très délicat esthète Jules Christophe (officier de l'Etat civil des héros balzaciens) que ce cimetière de village, sous ces éclairs, sous cette pluie, cette jeune fille sur la tombe renversée de son père, le matin gris venant éclairer tristement cette scène désolée, manifestement avaient ému, la machine rustique de M. Delair dura peu, au Vaudeville. La critique lui lut inclémente, et je sais une dame de lettres qui le transperça d'une aiguille féroce : « Cours, mon aiguille, clans M Hélène NS chantait Jeannette.
Pour lui trouver une remplaçante, le sympathique directeur du Vaudeville fouillait dans ses cartons, fouillait encore, fouillait toujours, sans en extraire rien de satisfaisant; le temps pressait; peut-être M. Albert Carré allait-il se décider à démuseler quelque ours de la ménagerie Bergerat, quand, heureusement pour lui...
Heureusement pour lui, M. Victorien Sardou, que l'interdiction de Thermidor avait mis sur la p .illc. vint demander au concierge du Vaudeville un bon de fourneau, un sou de pain, de quoi mang< r.
Or, M. Albert Carré passait précisément (niez 1<- doigt de Dieu, si vous l'osez, niez-le donc» devant la loge du concierge, — loge qui, pour le dire en passant, n'est pas la moins confortable
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du théâtre — quand vint tendre une main suppliante le pauvre hère décharné, hâve, aussi triste qu'un bon mot de Carjat. Emu, le directeur lui offrit un décime, disant :
— Voyons, pauvre ami, qu'est-ce que je vais vous jouer?
— Ah! je n'ai pas le cœur à la musique.
Ce quiproquo dura peu, ce qui le distingue essentiellement de celui sur lequel repose le dernier, acte de Nos intimes. Le lendemain même, on- commençait les répétitions.
Le sujet, vrai le soir de la première — 16 novembre 1861 — n'a pas cessé de l'être le 22 octobre 1891. Nos intimes, c'est nos ennemis. Ils nous embrassent pour mieux nous étouffer. Ça c'est la thèse philosophique. Pour la faire avaler, le potard Sardou l'enrobe dans une intrigue quelconque et scribouillarde, d'ailleurs chipée au Discours de la Rentrée de Rougemont avec couplets de bravoure, mots d'esprit ou ficelles plus ou moins dennerydicules, canapé troublant au troisième acte, etc., etc. Ah! c'est un commerçant qui la connaît !
Mmo Jane Hading est bien mise et ne doit pas acheter ça tout fait dans une maison de confection. Ah! mes amis, (comme dit Francisque) quels éblouissements! mais aussi quelle étrange mode de se faire agrémenter le dos d'un bouillonné cocasse, semblable à une nageoire de requin ; c'est squale et ça tient de la place... Après tout, c'est peut-être un ornement symbolique, pour faire comprendre que Mme Caussade a plein le dos de son mari...
Charmants décors, surtout le jardin du Un, à Ville-d'Avray, planté de ces cactus rarissimes dont la fleur, de l'aveu des propriétaires, semble une heureuse combinaison de l'entonnoir et de l'artichaut. Plus jolie, M110 Déa Dieudonné, cette fleur animée (voilà comme je suis, quand je m'y mets!) dont la svelte grâce brune semble bien