LE BIJOU DE STÈPHANA
de son charmant petit travail à l'usage dçs miches tannhaeusérieux :
A. — Les trcmoli dans les régions hautes... iblent suggérer la secousse psychique. (A toi,
Barrés, père de Petite-Secousse \)
B. — Une blanche vaut 69. (Voilà qui va bien!) Tannhx user paraît avoir déjà reconnu sa position vis-à-vis de l'en us. (Ça ne lui en fait plus que 31 à reconnaître.) // n'en est plus au premier élan;" il réfléchit. (Peuh! déjà?)
C. — Une gamme chromatique indique leur impuissance. (Ingénieux, ingénieux.) Des Bacchantes excitent les Nymphes à une agitation croissante. (Ingénieux aussi.)
Je crois que ça se vendrait beaucoup, chez le Kistemaecker
(j JUILLET. — Comme les bijoux indiscrets célébrés par Diderot, cochon grandiloquent, le Bijou de Stéphana révèle des choses, oh! ma :re ! C'est une sorte de boîte à sardines idoine au dépistage des lapins. Ce sincéritomètre sonne à l'audition d'un aveu convaincu, incandescent, centrifuge et centripète. 11 se tait quand c'est du battage.
Or. Stéphana — simple cocotte, comme vous et
moi 1 — renaude parce que son amant désire se
conjoindre :ivec une jeune miss, plus vierge; et
elle fait des pieds, des mains, du... enfin de son
Diieux pour récupérer le lâcheur, avec le beau-
duquel, coïncidence ultra-stupéfiante ! elle
fornique également. Si bien qu'un Mormon, père
Tune demi-douzaine de filles nubiles, joyeuses de
ie décarcasser (au deux) en un moulinrougeoyant
quadrille, les case, toutes 1rs six, voui, monsieur!
1 un présomptueux jeune homme, subit partisan
1< Brigham Voung, et qui pourra, de la sorte, en
compagnie de ses six épouses, légalement bati-
oler du lundi au samedi. A chaque jour suffit sa
>elle. Ledimanche. il fera la fête avec Stéphana.
Cette folie eontagieusc de l'ami Bernède, Du barry adjuvante, a précipité, les spectateurs d< Cluny dans les convulsions d'une gaîté maladiv< qui ne manquera pas d'occasionner, chez les plu: sanguins d'entre eux, de très graves accidents.
10 Juillet. — Oh! sans blague, mon pauvre Hugounet, ça vous intéresse, mon opinion sur k pantomime et sur la musique ? Je n'en reviens pas Est-ce parce que j'ai un peu houspillé votre Fù de Pierrot, jadis, que vous croyez à ma compétence ? Quelle idée époilante ! Elle a dû vous venii de nuit, en entendant chanter Yvette Guilbert. E' vous allez, comme ça, consulter des tas de gens de lettres? Vous n'en tirerez que des réponses consternantes d'ineptie, c'est moi qui vous le prédis tous musiciens comme des putois, tous!
— Il y a des exceptions, homme passionné : Baudelaire.
— Ah! je parle de ceux qui ne sont pas encore morts. Parce que je me sépare de mes cheveux, croyez-vous que j'aie fait mes classes en même temps que Baudelaire? Je vais vous envoyer une paire de témoins, interviewer gonflé d'insolence!
— Voyons, voyons soyons sérieux, est-ce que Huysmans...
— Je sais bien : il a élevé à la louange de Tannhaeuser un petit monument en phrases astucieusement polychromes, c'est vrai; mais lisez A Rebours! son des Esseintes, pour se désembêtor, tente les raffinements les plus pervers : il respire des fleurs puantes, il fornique avec une ventriloque, il se gorge de vespetros compliqués: je crois même qu'il va jusqu'à lire du Léon Bloy. Pas un instant il ne songe a entendre un peu de musique.
— Soit, mais Daudet...
— Pis encore, le petit Chose: dans tous ses romans on chante, mais quelles abominations! « Ay Chiemita » dans Fromont, une romance pleurarde de M110 Massenet, dans le Nabab...