‹ Soixante ans de souvenirs (volume 2)Chapitre 17 sur 32 · SCÈNE PREMIÈRE NÉRON (seul, dans l'lial)iUement le plus misérahlc · texte numérisé non relu

SCÈNE PREMIÈRE NÉRON (seul, dans l'lial)iUement le plus misérahlc

Je fuis, seul, les pieds nus, le front enveloppé, Caché sous les lambeaux de l'obscure indigence, Maudit, et poursuivi des cris de la vengeance. Enfin j'entre en rampant sous ces sombres caveaux, Comme un vil criminel jeté dans les cachots.

0 ciel ! oh ! si jamais je reprends ma puissance, Que de torrents de sang rempliront ma vengeance ' Que d'échafauds dressés me paîront mes douleurs! U faut une victime à chacun de mes pleurs !

MON PERE. iOl

Apres la rage, le tremblement. L'esclavo qui Ta suivi dans ce caveau, est allé chercher des nouvelles au dehors. Il rapporte Tarrêt du sénat.

NÉRON (lisant)

....Décret du sénat qui condamne Néron.

Je ne puis achever, je n'y vois plus qu'à peine.

(a l'esclave •)

De Néron condamné lis-moi quelle est la peine !

l'esclave

Affreuse ! La loi veut qu'expirant par degré, Vous tombiez sous le fouet, sanglant et déchiré.

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