‹ Soixante ans du théâtre-françaisChapitre 32 sur 39 · M-^ PARADOL · texte numérisé non relu

M-^ PARADOL

J'avais cessé de prendre cet intérêt au Théâtre-Français , lorsque madame Para- DOL , Ligier et d'autres y devinrent chefs d'emplois. La seule remarque que j'ai pu faire sur l'actrice que je viens de nommer, c'est que sa beauté à la ville s'efifaçait en grande partie à la scène. Les traits de cette aimable figure étaient trop fins; ce joli nez

ne se détachait pas assez de ce fond blanc et rose qui avait tant de fraîcheur à la lumière du jour : il eût fallu que l'œil fût plus grand, plus vif en couleur peut-être: que sais-je ? c'était , à mon point de vue du moins , une difficulté pour ce visage-là de paraître héroïque.

Madame Paradol qui avait, jeune encore , cultivé l'art du chant, ne s'est pas assez élevée dans la tragédie pour faire universellement juger qu'elle avait bien fait d'abandonner sa première carrière pour entrer dans celle qu'elle a parcourue sans désagrément , mais aussi sans éclat.

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