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France se signala par des exploits presque fabuleux pour l'honneur et la défense de son pays et de son roi.
Après l’hercule féodal, l’hercule populaire, mais les temps sont changés. Il ne s'agit plus de tournoi ni de victoire. La France est à un des plus tristes moments de son existence nationale, C'était après la défaite de Poitiers, après la terrible révolte des paysans appelée la Jacquerie, Les Anglais sont partout, dans le Nord et le Midi de la France, le pays est complètement désorganisé., Alors, devant l’impuissance du roi et de la noblesse à le défendre, s'élève ça et là dans le cœur de celui que les gens d'armes nommaient Jacques Bonhomme, et dont ils disaient qu'il avait bon dos et souffrait tout, alors, dis-je, dans le cœur du pauvre paysan germa le sentiment de la nationalité et de l’esprit militaire. Devant nous va surgir une figure héroïque d'homme dwpeuple, révélation soudaine des redoutables énergies latentes dans les masses populaires et que, malheureusement pour nous, l'organisation militaire et sociale d'alors ne permettait pas encore d'utiliser méthodiquement. En 1358, se trouvait près de Compiègne, en un lieu assez fort, un village qui dépendait:du mo: nastère de Saint-Corneille, et d'où les Anglais, s’ils s’en étaient emparés, auraient pu menacer tout le pays. Un certain nombre de paysans recrutés de tout le voisinage s’y établissent avec armes et vivres, après avoir choisi pour capitaine un des leurs, Guillaume aux Allouettes, qui avait lui-même auprès de lui un paysan d’une taille et d’une force colossales, mais humble d’esprit, qui s'appelait le grand Ferré. Ici je laisse la parole à notre grand historien Michelet dont le récit est emprunté à un de nos vieux chroniqueurs : ‘‘Ils s'étaient donc mis là deux cents, tous laboureurs ou autres qui gagnaient humblement leur vie par le travail de leurs mains. Les Anglais qui campaïent à Creil n’en tinrent grand compte et dirent bientôt, ‘‘ chassons ces paysans, la place est forte et bonne à prendre.” On ne s’aperçut pas de leur approche. Ils trouvèrent les portes ouvertes et entrèrent hardiment. Ceux du dedans qui étaientaux fenétres sont d’abord étonnés de voir des gens armés. Le capitaine
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