‹ Soldats de France [microforme]Chapitre 8 sur 20 · A MER · texte numérisé non relu

A MER

leur était impossible de tirer, firent retirer leur pièce. Le père Bureau n'avait pas dit en arrivant qu’il était un tireur infaillible, une espèce de Bas-de-Cuir civilisé (on ne parlait pas encore des Boers à cette époque). Il est superflu, je pense, de vous dire qu’on ne le blagua plus et qu’on ne lui demanda plus c2 qu’il était venn faire à l’armée. La lutte dura depuis midi jusqu’à dix heures du soir.’ Refoules dans la ville, nous dit le général Thoumas, ‘‘ les défenseurs se battirent corps à corps dans les rues, et à la lueur des incendies allumés par les obus allemands, ils purent se retirer, sans être poursuivis, laissant les Prussiens tirer dans l’e'scurité les uns contre les autres.”? Ils avaient mis hors de combat, tant en blessés qu’en tués, un nombre d’enremis plus considérable que leur propre effectif, Les Allemands ont voulu établir que le feu qui consama ure grande partie de la ville avait été causé par l’artillerie, mais le colonel Canonge affirme que sur 235 maisons complètement détruites par l'incendie, 12 l’ont été par les projectiles et 193 ont été brüûlées à la maïn avec la pétrole, Entre autres exploits, les francs-tireurs de Lipowski enlevaient le 16 Novembre, dans le village de Viabon, la correspondance du prince Albert de Prusse et les ordres de mouvements de l’armée allemande ; le prince lui-même n'échappait que par miracle. Le 29, ils défendaient héroïquement le pont de la Courie, à Varize, Plus tard, à Alençon, le colonel Lipowski, avec 2,000 francs-tireurs, 8 pièces de campagne et deux escadrons de cavalerie, repoussa victorieusement une colonne alllemande, en lui infligeant une perte de 8 à 900 hommes. Nommé général au titre auxiliaire, en même temps que Charette et Cathelineau, Lipowski fut, à la paix, rendu à la‘vie privée comme eux, Nos absurdes lois militaires ne permettaienut pas de leur conserver leurs grades. Si nos pères de la révolution s’y étaient pris de la même mânière, ils n’auraient certainement pas vaincu l’Europe. Ajontons, pour en finir avec le bataillon des francs-tireurs de Paris, qu’une reconnaissance envoyée le matin du 9 Novembre, par le général de cavalerie Reyau, dont l'incapacité empêcha la bataille de Coulmiers

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