LUMINEUX DIFFÉRENT DE LA LUMIÈRE DU SOLEIL
)) Ainsi, pour expliquer la présence de ces végétaux, on » est forcé d'admettre tin agent qui neœiste plus; en » un mot, la présence d'une lumière semblable à celle » que la Genèse fait apparaître avant Tastre du jour, » devient ici nécessaire. »
La Genèse et M. de Gandolle admettent donc aussi l'existence antérieure de la courotine !
§ III. Équilibre des populations.
Nous ne pouvons nous dispenser de dire ici quelques mots d'une question sur laquelle les économistes ont raisonné, ou, plus exactement parlant, déraisonné comme à l'envi les uns des autres : la question de YéquiUbre des populations.
Qu'on ne s'étonne pas si nous, obscur écrivain, nous osons ainsi accuser de déraison des hommes qui. , par leurs travaux, ont conquis une haute position dans r opinion et dans la société. Les économistes ont osé cent fois plus, puisqu'ils ont toujours admis dans leurs vaines théories, que les lois providentielles étaient absurdes , stupides , impitoyables ! Puisque , sans hésiter , ils ont implicitement accusé Dieu d'impéritie ou de cruauté !
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Couunest cm bomuncs onl-ilft inaginé que INeu ne s'inqatélail ea ri«D du moaYement des pq>ulatk>iis ? Qu'il leur ayait laissé le soin, pour pfèvesir une désastreuse e&ttbéraice, d'easeigoer Im prudence dMs le$ mariages 9 leuaul ea résenre, pour rétablir Téquilibre, des moyens inteUig^ts el paternels comme la guerre, la peste, le choléra!!
Voyous si, avec plus de foi, nous u'arriYerons pas à comprendre la loi du mouvement des populations -, et si cette loi , comme toute loi providentielle , n'est pas bonne pour Tespëce, dés que Tespéce veut en profiter.
L'homme, évidemment, doit tendre à s'emparer de toutes les parties de la terre, à les cultiver, à les assainir, pour tirer du globe toutes les richesses qu'il renferme, pour augmenter la somme de ses jouissances, pour compléter spo bonheMr.
Donc il est bon pour l'homme que la population croisse, jusqu'à ce que l'espèce ait occupé toutes les contrées, les déserts brûlants aussi bien que les déserts glacés *, jusqu'à ce que la surface de la terre soit couverte de travailleurs, en nombre suffisant pour sa parfaite exploitation.
Par coàséqu^nt, à pri^rU on doit penser que la loi tend à ce résultat , réellement providentiel et digne de Dieu , puisque rien , jusqu'à ce jnur , ne tend à prour ver qu'il en soit autrement.
Car Dieu n'ayant pas tracé les iimites qui séparent les peuples, pour tes parquer, chacun chez ^i, en troupeaux ennemis, Dieu ne peut être reikdu responsable s'il y a excès de population sur un point, tandis que d'immenses contrées sont encore désertes, ou à peine parcourues par quelques hordes sauvages , par quelques audacieux voyageurs. Dieu ne pouvait faire pousser les hommes au milieu des déserts, et, tant qu'il est bon que. la population augmente, les hommes doivent naître dans les pays déjà peuplés. Au lieu de tenter, si ridiculement, de s'opposer à un mouvement résultant d'une loi naturelle, les économistes avaient à chercher comment cette loi était avantageuse , à indiquer les moyens faciles de répandre par essaims l'excédant de la population d'un pays, sur les régions qui manquent de travailleurs.
Ainsi la loi est bonne, si la population tend à aug*^ menter d'autant plus rapidement que le nombre des hommes est plus éloigné du complet nécessaire à la parfaite exploitation du globe; si le mouvement se ralentit à mesure que l'on approche de cette limite ; s'il devient nul, lorsqu'elle est atteinte, c'est-à-dire, si alors l'équilibre s'établit entre les naissances et les décès.
Mais le mouvement des populations doit dépendre des conditions internes et externes de vie dans les*^
quelles rhomme se trouve placé. Voyons quels rapports peuvent exister entre la puissance de Thumanité sur son globe et Fétat physiologique des individus.
C'est par le progrès des sciences, des arts et de rindustrie qae rhomme deviendra de plus en plu» mattre de son domaine; la puissance humaine atteindra donc son plus haut terme, lorsque toutes ces choses auront pris un large développement.
Ce développement aura pour résultat de placer rhomme dans des circonstances de plus en plus favorables à remploi équilibré de toutes ses facultés, de toutes ses forces, à sa richesse, à son bonheur, à sa vigueur physique et intellectuelle.
Donc toutes ces choses , puissance de Thomme sur son globe, développement des sciences et de Findustrie, raffinement de l'espèce, doivent marcher parallèlement et tendre ensemble à un commun apogée.
Par raffinement de l'espèce nous entendons Tétat où la conduira remploi complet et équilibré de toutes les facultés humaipes. Ainsi yne population de paysans peut être composée d'individus robustes-, mais cette vigueur sans grâce, cette jTorce sans adresse, cette santé sans intelligence ne constituent pas le raffinement auquel l'humanité doit parvenir.
Donc enfih la Foi des populations doit être telle, que la reproduction soit d'autant moins active que l'espèce sera plus raffinée.
Encore une fois, cette loi devrait être admise à priori , puisque la loi contraire , celle qui suppo-^ serait le mouvement d'autantplùsfacilequeles individus
seraient placés dans de meilleures conditions , conduis rait à des résultats atroces, en pleine contradiction avec tout ce que nous connaissons de la nature et de ses lois.
On comprend d'ailleurs que Thomme Utilisant toutes ses facultés, employant toutes ses forces, ne laissant dans rinaction aucun dé ses muscles, aucune partie de son cerveau, faisant, en un mot, téût ce qtf il lui est possible de faire, doit dépenser une somme de principes vitaux dont une partie aurait reflué sur les organes de la génération, si elle avait été sans emploi.
Hais nous examinerons Thypothèse en elle-même, et nous reconnaîtrons qu'elle se vérifie dans tous les cas particuliers où il a été possible de l'appliquer.
Règne végétal : lorsqu'une plante est cultivée avec soin, sous un ciel et dans un sol qui lui conviennent, lorsqu'elle se trouve dans les conditions les plus favorables à son développement, elle devient belle et vigoureuse-, mais, si sa fleur est brillante, c'est que le nombre des pétales s'est accru aux dépens des étamines et des pistils, c'est que les organes de la reproduction ont été amoindris, c'est que même ils ont pu s'eflacer entièrement.
Si de cette plate-bande où l'on cultiye la plante avec tant de soins, il s'échappe une graine que le vent porte suF un soi aride , cette graine* donnera une plante faible et maladive, mais présentant au complet tous les organes de la reproduction, par la réduction des pétales à leur moindre nombre. Il semble, disent les naturalistes, que la plante sentant le danger de mort qui pèse sur elle , reporte tout ce qui lui reste d'énergie sur les organes sexuels , afin que la perte de Tespèce ne soit pas la conséquence de la mort dç l'individu.
Règne anmal : il est assez bien établi que, dans les animaux domestiques, la femelle conçoit avec d'autant moins de facilité qu'elle appartient à une race plus belle, plus raffinée. Ainsi, en Angleterre, les juments darace ne sont livrées à l'étalon qu'après avoir été prédisposées à la conception par des précautions, par un régime convenable. Ces précautions ont pour but de déranger le pariait équilibre existant dans les fonctions de l'animal, en ne lui offrant qu'une nourriture peu substantielle, en le fatiguant et même en le maltraitant. Nous savons que plusieurs juments anglaises reçues à l'école de cavalerie de Saumur, il y a peu d'années, avaient été saillies à plusieurs reprises et sans succès, jusqu'à ce qu'on ait discontinué les soins raffinés qu'on leur prodiguait pour les préparer à la conception, par ce régime anti-hygiénique.
Sègne hominal : sous le rapport physiologique, le
passage des végétaux aux animaux et des animaux à rhomme est insensible, et Ton doit croire que la loi qui se découvre chez les deux preitiiers est encore la loi de Tespéce humaine. D'ailleurs, il est possible d'observer dans rhumanité un grand nombre de faits qui la confirment. Les classes pauvres, mis^ables, étiolées, sontelles donc les moins fécondes? Les femmes les plus robustes son t*-elles donc les plus aptes à la reproduction?
Des publications récentes nous apprennent que la population du Paraguay, qui vit dans des conditions trés-favorables à la satisfaction de ses besoins, s'accroît avec une lenteur surprenante pour ceux qui regardent l'accroissement rapide des populations comme un des signes de la prospérité d'un pays.
Ainsi i"". la loi que nous avons posée est seule digne de la Protidence, S"", elle se vérifie chaque fois qu'il est possible de l'appliquer aux faits.