CHAPITRE VH
COSMOGOM£.
Il y a aussi des corps célestes et des corps terrestres, mais les corps célestes ont ua autre éctat que les corps terrestres.
Le corps, comme une semcDoe, est maiatenant mis eu terre plein de corruption , et il vessusciteFa iaoormptible.
n est mis en terre comme un corps animil, et â ressuflcitaca oomme ua corps spirituel : cwwtM i/ y a un corps animal, \l%avi% ewps spirftud, selon qu'il est écrit.
St. Paul aux Coriinthiens,
Vous prendrez la forme d'un ange; De l'air vous pareourroi kBs cbampa.
Votre joie alors sans mélange, Y4WS dioteni les plusdoax chaat».
L'aimable paix que la terre a prescrite.
Geindra de fleurs Totre firont radieux. Ah 1 saas regret, mon 4me, partes vite.
En souriant, remontez dans les cieux.
Db Béiuigxk.
Nous avons prouYé qu'il é^ donné h rbcome d& se pl9c^ dans un milieu ^ il sertit 411 unité w>t€^ himémcf où il y aurait accord parlait enire ses penchants et ses devoirs, entre sa passion et sa raison. Mais Tunitè
de rhomme ayec lui-même ne constitue pas, à elle seule , l'unité universelle , qui se compose de trois branches :
l"". Unité de Thomme ayec lui-même ;
2®. Unité de Thomme avec Dieu ;
3*". Unité de Thomme avec Tunivers.
Et, si tout finissait avec la vie présente, Thomme, sous plusieurs points essentiels, ne serait pas en unité avec Dieu, qu'il pourrait accuser encore d'injustice et de partialité.
Les hommes, vivant ensemble dans le même siècle, auraient bien des intérêts à peu prés identiques , pendant la majeure partie de leur existence, mais il n'y aurait pas de liens entre les diverses générations. Ainsi, ceux qui ont vécu pendant les périodes douloureuses de la vie humaine, ceux qui, par un travail d'esclave, en créant l'industrie, les arts, les sciences, ont donné puissance d'organiser l'harmonie, pour^ raient reprocher à Dieu de les avoir créés dans les âges de souffrance, en réservant ses privilégiés pour les époques de bonheur. En harmonie même, le mal existera , bien que réduit à la proportion de l'accident , et celui qui , lésé par un accident dans son développement passionnel , dans l'essor de ses facultés, sentira que sa vie est en partie manquée , accuserait Dieu avec raison. Pub le vieillard, le malade au bord de la tombe, seraient sans lien avec les choses de la terre -, car, à
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rinstant suprême, qu'auraient-ils à s^inqniéter des progrès, des améliorations, des découvertes ? Quelle solidarité entre eux et ceux qui leur survivront ?
Une vie ultérieure est nécessaire pour résoudre ces difficultés , elle est nécessaire encore , parce que Dieu , qui en a mis le désir au cœur de tous les hommes , ne peut leur avoir donné cette préoccupation pour leur tourment.
Pour que notre destinée soit une, TaùCre vi6 doit être liée à la vie présente , et ces deux existences doivent dépendre Tune de l'autre de manière que TigncH'ance seule puisse porter l'individu à chercher son bonheur en dehors du bonheur général. Les existences individuelles doivent être équilibrées , pour que nul ne puisse se plaindre d'avoir été traité avec défaveur, et cet équilibre doit naître naturellement des lois de la créatiiMi, sans que Dieu ait à intervenir, à chaque in<stant, pour modifier Tordre immuablement établi.
Voyons si la conception de Fourier remplit toutes ces conditions, résout toutes ces difficultés> et si setUe elle le peut, à l'exclusion de toute autre théorie cosmogonique.^
Les substances que nous offre la nature peuvent se classer en deux catégories bien distinctes, par leurs propriétés et par leur mode d'action sur nos sens.
La première catégorie comprend les substances que
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nous pouvons saisir, diviser, transporter, peser, les substances pondérabh$.
La seconde se compose de substances tellemfsnt subtiles qu'elles échappent souvent à nos sens, quoiqu'elles puissent se manifester, dans certains cas, par des effets d'une effirayanle énergie. Ces substances, dont nous ne pouvons nous rendre maîtres d'une manière absolue, auxquelles les balances les plus délicates ne font reconnaître aucun poids, sont les fluide$ impondérabkê, que nous désignerons encore sous le nom d]aromes (>)•
Le globe est donc composé de substances pondérables et d'arômes.
L'âme humaine, avons-nous dit, est un moteur : ce moteur a besoin d'instruments pour se manifester.
Dans la vie présente 9 appelée à agir prédcHmiemment sur la partie paodérahle du globe, Tàme prend un instrument, un corf& de nature pondérable*
Mais s'il est dans la destinée de l'homoie de gérer le globe, et de le gérer sous iotts tes rapports, l'àme^ pour agir sur la partie aromale delà planète,, aurait besoin,
(>) Je De m'occapepas de p&ysique^ je n'ai pa» à examiner si le calorique « rélectricité , la lumière» etc., sont des flnides ou simplçmeot de» ^iata pAdiculier^d'agitatjpD^ de TÎbration de certains milieux. Il suffit que toujours les physiciens soient dans la nécessité d'àdmeUre reusteiMie de subatances infiofaneot pAu» «ibifiea qtte lef fluides les plus légers dont une balance peut accuser la présence. Ce sont ces fluides, éfher ou calorique et lumière, et autres, que je détigae Id aow le nom de fluflea impçfid^raiiies , d'arômes.
dans la seconde vie, d'un instrument plus subtil, plus raffiné, d'un corps aromal.
Ainsi la yie présente est une vie terrestre , pendant laquelle Tâme agit, par Tintermédiaire d'un corps pondérable, sur la partie pondérable du globe.
La vie ultérieure serait encore une vie terrestre, pendant laquelle Tâme agirait, par Tintermédiaire d'un corps aromal^ sur les éléments aromaux qui entrent dans la composition de la planète.
Ainsi, dans les deux vies, Tâme serait toujours unie à la matière. Il est difficile en effet de concevoir ce que serait une âme sans moyen de manifestation. Cette croyance, d'ailleurs, ne tend nullement au matérialisme, l'âme serait immortelle, quoique toujours unie à des corps mortels qu'elle abandonnerait au décès, pour des corps nouveaux. C'est même ce que l'Eglise catholique admet et enseigne comme dogme fondamental, lorsqu'elle parle de résurrection avec des corps glorieux, ,
Rien ne répugne à l'intelligence dans cette pensée que les molécules de la substance aromale peuvent se réunir pour former .un corps dirigé par l'âme , comme le font les molécules de matières pondérables , les molécules d'oxigène , d'hydrogène ,' d'azote , etc. La conception de Fourier sur l'immortalité , ne présente que cette difBculté, et cette difficulté n'en est une que parce qu'elle offre une application des idées théosophiques
âlO SECONDE PARtiE. CH. Tlî.
absolument neuve et encore étrangère aux spéculations habituelles de Tesprit.
Ainsi, les deux existences auraient lieu sur le globe. Dans la yie présente, vie mondaine^ vie inférieure^ on serait, sauf exception, sans communication avec la vie aromate, vieultra-mondaine, vie supérieure, parce que les choses et les êtres- de cette vie échappent par leur subtilité à nos sens grossiers.
Dans la vie aromale, sans entrer en relation avec les mondains , on pourrait les voir, les comprendre , les suivre dans toutes leurs actions.
Avant de se prononcer sur une conception aussi neuve, il faut chercher à la bien comprendre, et avoir la patience d'attendre les développements que nous avons à donner.
Une vie aromale, c'est-à-dire le temps pendant lequel Tâme est en possession d'un même corps aromal (d'un même corps sauf les accroissements, décroissements, modifications moléculaires, etc.), est, comme la vie présente, composée de veilles et de sommeils.
Un ultra-mondain fonctionne, au milieu de ses semblables aromaux, pendant une veille qui peut avoir deux fois la durée de la vie mondaine , deux siècles environ.
A la fin de cette veille, de ce jour de la vie supérieure, le corps aromal a besoin de repos ^ il s'en*
gourdit, se livre au sommeil. Pendant ce sommeil, Tâmene peut employer le corps aromal, il lui faut un autre instrument, qu'dle trouve dans la vie mondaine, dans un corps pondérable : Tinstant du sommeil , dans la vie aromale , est Tinstant de la naissance à la vie présente, Tinstant où Tâme vient s'emparer d'un corps nouvellement formé. La vie inférieure est le sommeil, la nuit, le songe de la vie supérieure.
Le corps pondérable n'offrant à Tâme que des organes absolument neufs , vierges par conséquent de toute impression du passé, Tâme chercherait vainement, sur ces organes, la trace de ses existences antérieures. L'éducation du nouveau corps est entièrement à faire *, c'est un livre dont tous les feuillets sont blancs, et sur lequel il faut écrire pour lui donner de la valeur.
Le corps pondérable se développe sous l'influence de l'Âme ^ il acquiert petit à petit toute sa force ^ puis, après être resté à peu près stationnaire à son apogée, pendant un temps plus ou moins long, il décline, il vieillit, il parvient à un état tel que l'âme, ne pouvant plus en tirer parti, l'abandonne comme on abandonne un vêlement usé.
Cette séparation de l'âme et du corps pondérable , la mort, est le réveil du corps aromal. Sa nuit est finie, l'âme en reprend possession , et rentre dans la vie supérieure, où elle retrouve le souvenir des existences