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ultra-mondaines précédentes qui ont impressionné activement ces organes aromaux, et le souvenir des existences mondaines qui ont agi passivement (0 sur ces mêmes organes, pendant leur sommeil. Ainsi il y a double mémoire dans la yie supérieure, et dans celle-ci double lacune de mémoire.
La vie de Thomme est donc composée de trois
termes :
l''. Vie simple ou sommeil ;
2**. Vie composée ou veille;
5"". Vie surcomposée ou vie aromale.
Ainsi Tâme alterne entre les nuits et les jours, entre la vie mondaine et la vie ultra^mondaine. Eji rentrant dans la vie supérieure, Tâme retrouve les aSecUons, les plaisirs, les travaux interrompus par le passage à la vie présente, comme nous retrouvons au réveil les amis et les choses quittéftJa veille, quels qu'aient été les songes de la nuit. En descendant à la vie inférieure, l 'âme prend chaque fois un nouveau corps,commence une nouvelle existence, toujours liée à la vie générale de Tespèce, mais sans rapports directs avec ses existences antérieures. C'est ainsi que les songes sont indépendants les uns des autres , ne formant pas une suite.
(') Le corps pondérable reçoit l'empreinte directe des éréndmeDts de la Tîe présente, et léjcorps aromal, qui dort pendant queues événements ont lieu, reçoit une contre-empreinte que l'âme consulte en rentrant à la vie supérieure.
La conception de Fourier est une métempsycose , mais une métempsycose essentiellement distincte de la métempsycose 5tm/>/t«te des anciens; l'immortalité qu'il a conçue, est, comme il le dit, une immortalité bi-