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de ces préceptes , que tout père a bien raison de démentir pHF inêtikftion cupide. Un enfant imbu der tek principes ne serait qu'un pédant hébété : arrivant à la table de son père, il y verrait^ comme dans^tous leer ménages , nn ragoût dés restes de la yeille : il faudrait donc qu^il sortit de table en disant au père : a Je ne » veux pas amolUr mon âme ni faire coneister ma » grandeur dansles ragoûU: )> Si c'est uni prince éferé «elon le Télémaque, il faudra qu'en montant au trône de France, il dise à ses peuples : « Habitants de Bor- » deaui et Cognac, de Languedoc et Provence, de » Bourgogne et Champagne^ arrachez toutes vos vignes ; » n'en gardez que de quoi dire la messe*, le yib est la » source des plus grands maux. Quand il. n'y. aura' pltrs )) ni vins ni eaux-de-vie à vendre dans Bordeaux et la » Rochelle , dans Marseille et Cette , vous verrez les » vaisseaux y accourir de toutes parts, et les U^ors y » entrer comme les flots viennent l'un sur l'autre. »
« C'est mal interpréter, réplique-t-on : Fénélon » disait cela au figuré. » Non vraiment : d.'aillmirs , à qui servent des préceptes qu'il ne faut prendre qu'au figuré? II. ordonne très»- positivement, avec des augures sinistres contre ceux qui n'obéiront pas : toutefois, si l'on doute du ridicule de ces doctrines, examinons-en pièce à: pièce quelques-unes , d'où il sera évident que l'auteur veut anéantir la civilisation ; ce qui serait fort sage s'il indiquait une meilleure société : mais sém-
blable à tcm» les. philosophesr, U veut détruire sam^ savoir édifier. Démontrons pac des citotioii&.
EdumUorLdea Cretois., a On ne leur propose jamais y* d'autreplaiâirqueeekiid'étQeiftYinGiblesparla vertu. » Quelques-uns penseront qw'ayec la vertu il faut de Tartillerie; encore n'estron. pas sûr d'être invincible avec des vertus et des canons. Si je ne craignais les longueurs, je voudrais analyser au moins viugt balourdises xls^ns. cette proposilion de-plaisiir moral, oijtil est impossible de trouver un sens. Allons plu^ loin.
(( En Crète, on.met le oouragïe à fouler aux pieds les » trop grande» richesses. » Encore une vingtaine de balourdises^ dans ce: genre de courage,, comme dans le plaisir précédent. Tous les riches Cretois «oçt occupés à fouler au|: pieds des sacs d'argent ! S'ils le méprisent tant, pourquoi ont-ils pris la peine de le gagner? La belle chose que les idées iporales^ quand on les met eu parallèle avec le bon sen».
(( En Crète, on punit trois vices qui sont impunis )) chez^ les autres peuples^ l'ingratitude, la dissimula- » tion et l'avarice. » Eh ! ce sont les colonnes de la civilisation. Egotsme^ fausseté , cupidité. Si Fénélon ne veut pas.de ces trjois .vices , il ne veut pas de la civilisation.
(( En Crète tout le monde travaille et personne ne » songe à s'enrichir. » De plus fort en plus fort ! Comment se fait-il donc qu'il y ait tant de gens trop