‹ SolidaritéChapitre 27 sur 28 · J2B8 SUITE DU CH. YI · texte numérisé non relu

J2B8 SUITE DU CH. YI

rieke9 » mettant leur courage à fouler aux pieds les ir49p grandes richesses? Ile fortunée.! on s'y enrichit à Texcés, sans songer à rien gagner l Le seigneur FénéloD a rêvé ici un effet de THarmonie sociétaire^ il ne lui restait qu'à en inventer la théorie.

« On n'y souffre ni meubles précieux , ni (estins dé- » liciéux, ni habits magnifiques, etc., etc. On y boit » peu de yin (c'est dommage, dans le pays de Mai- » voisie). Tout au plus y mange -»t -on de grosses » yiandes, sans ragoûts. » Encore la guerre aux ragoûts et au yin ! mais les Mahométans qui ne boivent pas de vin, sont- ils meilleurs que nous? Voyez les massacreurs de Scio, les bourreaux ottomans occuffâs* à faire périr une nation entière dans les supplices ! Sontils donc moins vicieux que les buveurs anglais qui leur aident à exterminer les Grecs?

Parlant du Roi de Crète il dit : « Les lois petivent » tout sur lui : il a les mains liées dès qu'il veut faire » le mal ( voici les principes jacobites, dans un traité

» de morale douce et pure et d'éducation vertueuse). » Les lois, en Crète, ne veulent pas que tant d'hommes » servent, par leur misère et leur lâche servitude, à » flatter l'orgueil et la mollesse d'un seul homme. Le » Roi ne doit rien avoir au - dessus des autres ; il » doit être plus sobre , plus exempt de faste qu'auciin » autre*, il ne doit pas avoir plus de richesses et de » plaisirs (la sainte égalité) : ce n'est point pour lui-

» même que les Dieux Tont fait Roi*, il ne Test que » pour être Thomme des peuples. Quelle horrible inhu- )) manité de leur arracher les doux fruits de la terre » qu'ils ne tiennent que de la nature libérale et de la » sueur de leur front ! )>

En substance, ii veut qu'on supprime les impôts, qu'on rédime la liste civile, qu'on He hs mains au Boi, et que l'autorité passe au peuple. Voilà en propres termes Targot de la jacobiniére, le pendant de la loi agraire conseillée plus haut. Cependant c'est Fénélon qui parle *, c'est le livre sans pareil , la boussole d'éducation, la quintessence de morale ($ouce et pure. Eh! Irouve-t-on dans la morale autre chose que l'esprit démagogique allié aux rêveries des folles vertus? Tel est le piège des ouvrages bien écrits : déraison politique et morale; pas une phrase où l'on puisse concilier l'auteur avec lui-même ^ pas un précepte compatible avec le sens commun! Tout à l'heure Mentor a retranché la musique molle et efféminée qui corrompt toute la jeunesse^ él plus loin il met ses bergers en quête pour aller chercher des chansonnettes !

« Le berger revient avec sa flûte , et chante à sa » famille assemblée les nouvelles chansons qu'il a^ )) apprises dans les hameaux voisins. > Quoi, seigneur Fénélon , vous voulez qu'on mène une vie sérieuse et noble , sans aucune musique moUe et efféminée; et vous conseillez de perdre le temps à s'occuper de

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