Le haut POifTiFB et La haute- pontife duculter^gieoi
/J. Le haut pontife et La haute pontife du culte industriel. Voir pour plus de déieAls les liTres de ïourVer.
ORGANISATION DE Là SOCIÉTÉ. i51
les caractères et les choses Àexécuter,unjusteéquilibre, sans lequel toute tentative d'amélioration sociale serait radicalement impuissante. La science peut seulement mettre chacun en présence de son œuvre, il faut qu'alors chaque œuvre ait trouvé son ouvrier. Pour toute ac4ion il doit se présenter beaucoup de soldats et peu de chefs , de manière que chacun puisse prendre la place qu'il est heureux de remplir. La société actuelle ne sait offrir qu'une fonction aux trente vocations de l'individu, sans même s'inquiéter si l'exercice de cette fonction unique peut développer une de ses tendances naturelles.
Cet équilibre entre les voca tions et les fonctions sera facilement admis par tqus ceux qui , ayant étudié le grand livre de la nature, sont accoutumésà admirer la suprême sagesse de ses lois. Nous voyons déjà un équilibre de cette espèce entre les sexes : et ceux qui donnent le hasard pour seul principe , n'ont pas cru à leur théorie assez pour s'inquiéter de ce qui adviendrait si le hasard faisait que cet équilibre fût rompu, et que l'égalité numérique entre les hommes et les femmes cessât d'exister.
Nous avons dit qu'un trône faisant exception à la régie commune ne se donnait pas par le mode électif. C'est le trône au titre familisme , il est héréditaire et reste dam la même famille ^ pet^VxivVfe.
i&È SBOCMIDI PlRTlfi. CH. T.
Là pMrioti fimiltsaie présente an caractère qui la sépare tranchément de» autre» affeetrves : les liens formés par celled^i sont deâ liens de ebcix ^ on choisit ses amfe, sa femme, son mari; on se rattache librement , par ambition , aux corporations qoi tendent au but Ters lequel on se sent entraîné : mais on ne choisit ni ses patents, ni ses ei^iants ; la nature les donne, on les accepte et on les aime (on les aimera du moins), quels qu'ils soient, lors même que Ton n'aurait atec eux d'autre lien que celui du sang.
Il est facile de concevoir la haute utilité de ce caractère exceptionnel du familisme. Il est bon qu'un homme soit lié aux autres hommes à tous les instants de sa vie, ce qui ne serait pas si toutes les passions dépendaient du choix, puisque l'enfant n'aurait aucun lien avec ses semblables avant d'avoir pris un dévdop-pement suffisant pour être connu et apprécié. C'est par le familisme que l'enfant est chéri , même avant de voir le jour, qu'il est impatiemment attendu à son entrée dans la vie, qu'il tient aflbctueusement à plusieurs déjà, en attendant qu'il puisse tenir à un plus grand nombre par les autres passions.
S'il faut que le familisme soit une passion pour ainsi
dire instinctive, agissant sans la participation du libre
arbitre, ne faut-il pas encore que le caractère particulier
de cette passion se reproduise dans tout ce qui dépend
d'effe, dam tout ce qui tend à en rfegW Ve;\emç.^.
ORGitfISATJOM DE iA j^OCléXÉ. 1S3
U se trouvera donc, à chaque degré de la hiérarchie, un trône héréditaire, pour la direction de tout ce qui tient à la famille, à Tétat civil; pour conserver les traces du passé, les archives, les généalogies, les traditîans, Thistoire; pour tenir compte des croisements des races et de leurs effets, etc. L'hérédité était nécessaire poor des fonctions qui exigent des soins minutieux, des recherches scrupuleuses, un travail continué avec régularité pendant des siècles; car ces qualités ne peuvent se rencoi^er que dans une famille traditionnelle elle-même, pour ainsi dire, et dans laquelle se transmet, de générations en générations, une fonction où elle trouve depuis longtemps sa grandeur et sa fortune.
Toutes les opinions poUtiq«aes et autres <Mit néces^ sairement leur raison d'être ; elles tiennent à une ten-^ dance naturelle, à un sentiment vrai du ccrar humain : ce n'est pas dans ce qu^ils ^ooandent que les partis ont tort, c'est toujours dans ce qm'tls refusent. La science, la vérité sociale doit accepter tous les vœux , en levant l'obstacle qui les rendait inconciliables , en offrant une eamlûnaison assez large pour les contenir, pour les contenter tous à la fois.
La hiérarchie que Fourier a conçue donne bien satis* faction à tous les voeux qui se sont manifestés au sein des nalioDS^ au désir de cV\el% ^^Oî&%^ ^tfiKKÇN^ '««^