‹ Solidarité: vue synthétique sur la doctrine de Ch. FourierChapitre 32 sur 51 · SECONDE PARTIE. CH. VU · texte numérisé non relu

SECONDE PARTIE. CH. VU

Toutes lespreuTesmorales^etcenesoatpas les seules, se réunissent pour donner la c^tîtude de cette hainor-^ talité Tjue Fourter nous a réyélée. Cette concef^ion , qui repose sur les données les plus simples , les plus faciles à admettre , les moins mystérieuses , jouit bien , à l'exclusion de toute autre, de la propriété de tout expliquer, de résoudre toute diflEkullé, de repousser toute accusation contre Dieu, sans demander à laraiion aucune abdication de ses droits.

l"". Sans jamais rien déranger à Tordre établi. Dieu est juste envers toutes les générations et tous les individus. Les hommes qui formaient autrefois la population du globe, la forment aujourd'hui et la form^ont encore daDsTavenir, et aucune génération n'est réservée pour les époques heureuses, aucune n'est une génération prii)|égiée* Dans cette série indéfinie d'existences mondaines et ultra-mondaines, que tous sont appelés à parcourir, les chances étant égales , tous auront une part équivalente dans les maux et dans les biens. Ceci résulte du calcul des probabilités, calcul rigoureux quand on le déduit des événements qui se répètent sans fin. Les périodes heureuses de la vie hu** maine étant très-longues, comparées aux périodes subversives, chacun, à la fin de la carrière du gloire, jetant un regard sur le passé , . sentira qu'il doit remercier Dieu de tant de bien , acheté par si peu de mal.

Les êtres eotratnés dans un mouvement sans (in ne sont pas cependant abandonnés au hasard ; les lois de la création les protègent tous. Il importe peu qu'un accident puisse briser une vie particulière, cette vie manquèe est un mauvais jour dans une existence toute de bonheur. Ainsi, la loi se préoccupe de l'individu avec autant de sollicitude que de l'espèce, et nul ne peut craindre d'être oublié.

^. La destinée individuelle est en parfaite harmonie avec la destinée générale , et l'on comprend enfin qu'il y a , entre les hommes , une solidarité complète et de tous les instants. Jeunes et vieux, sains et malades, mondains et ultra-mondains (i), tous ont un égal intérêt aux choses de la terre, au sort de l'humanité. Quelle peuplade sauvage ou barbare, quelle classe de la société civilisée peut être indifférente à celui qui sait que lui et les siens peuvent partager un jour le sort de ces misérables, déshérités de savoir et de richesses ? Quel haut baron , quel noble prince regardera dédaigneusement cette foule qui rampe à ses pieds , quand il saura que, dans cette foule, sous ces haillons, se cachent peut-

(t) Le bonheur des ultra-mondains est entravé tant que les mondains n'ont pas fait régner l'harmonie dans la yie inférieiire. Il est entraTé physiquement, parce qu'une gestion inintelligente de la partie pondérable du globe réagit d'une manière fâcheuse pour la gestion aromale; moralement, parce que les ultra-mondains se préoccupent de la crainte de revenir à la vie mondaine où ils ont i«sxt V souffrir.

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