SECONDE PARTIE. GH. YII
UD vide immense, contraire à tout ce que nous connaissons de la nature, qui ne procède jamais par sauts brusques, qui ménage partout des transitions.
Pourquoi, dans Tunivers , Thommeseul serait-il, à rimage de Dieu, doué de la raison ? (L'homme , Têtre qui remplit sur une plauëte quelconque le rèle qui nous appartient ici-bas. ) Ne devrait-on pas regarder Dieu et rhomme comme les extrêmes d'une série, à chaque terme de laquelle on trouverait, en montant, des êtres de plus en plus grands , de plus en plus rapprochés de Dieu? Le vide qui nous effrayait serait ainsi comblé. Il n'y aurait plus à chercher comment l'infini et le fini peuvent entrer en rapport, et Ton comprendrait que chaque être , agissant directement sur ceux qui le touchent en haut et en bas, tient étroitement à tous par cette grande chaîne dont Dieu est le premier anneau.
Il y aurait donc au-dessus de nous un être supérieur d'un degré, qui nous ferait sentir son influence immé-^ diatej qui mêlerait à notre vie une partie de sa vie, qui ressentirait nos douleurs , qui -partagerait notre joie ; un être que nous pourrions voir et toucher.
Ne devine-tK)n pas que cet être est la planète sur
laquelle nous naissons? La {rfanète qui est corps, et à
laquelle, sans motif, nous avons refusé Tintelligence et
la passion.
Sans jaiotifj car la planète n'est pas une matière
merle : c'est un corps savarameuV ot^^vvv^^ «h^^ ^«a^
COSMOGONIE. ââ9
circulation aromale analogue à la circulation du sang^ et si Ton a compris que Tâme, dans l'autre vie, peut agir par des organes aromaux, il n'y a pas de difficulté nouvelle à accorder à la planète des organes de même nature pour la manifestation de sa volonté, de ses désirs, pour ses relations avec les autres planètes.
Les astres seraient donc des êtres intelligents et passionnés, en rapports aromaux les uns avec les autres, rapports faciles et prompts par la nature de Tagent, et qui ne demanderaient aucun déplacement du corps pondérable. Le corps des astres serait en même temps matière pondérable et arôme.
Les astres obéiraient sans résistance à Faction de la gravité, comme nous y obéissons nous-mêmes. Ils pourraient, dans des cas particuliers, par exemple, lorsque, au sortir de Tétat cométaire, ils ont à choisir une distance convenable pour circuler autour du soleil, ils pourraient tirer de leurs arômes une force qu'ils combineraient avec la gravité , pour se diriger dans l'espace , comme nous combinons , avec la pesanteur, notre action musculaire, pour nous transporter sur la surface de la terre.
Ainsi, la distance de chaque planète au soleil serait due à la volonté de la planète. Ceux qui attribuent tout au hasard, doivent trouver bien surprenant le fait de la découverte des quatre petites planètes de notre système, découverte qui seùleuç.om^^t^t^Nfô^^'â^œî*»^^^^^
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planètes connues au soleil , en reconnaissant que ces distances formaient une série dont un terme manquait, et en cherchant un lieu où devait se trouver une planète pour que ce terme ne manquât pas. Ils doivent s'émerveiller encore plus de cette singulière combinaison du double mouvement de tout satellite observé, combinaison par suite de laquelle le satellite présente toujours le même hémisphère à sa planète , quand , d'après le calcul des probabilités, cette combinaison ne devrait se reproduire que par eiceptions inâniment tares ^
Les globes seraient donc des êtres semblables à rhomme, mais supérieurs et d'un degré plus rapprochés du créateur. L'âme d'un globe serait unie à ce globe jusqu'au moment du décès-, à cette époque, elle s'emparerait d'un globe nouvellement formé, entraînant toutes les âmes humaines, qui iraient ainsi recommencer une nouvelle carrière humanitaire, une nouvelle série d'existences.
Notre système solaire est un groupe dout le soleil est le pivot et le chef* Un ensemble de groupes sur soleils forme une série d'astres, un tourbillon^, un univers, comme celui que nous connaissons.
On doit voir encore, dans cet univers, un être iiitel-^ ligent et passionné, de deux degrés supérieur à l'homme, d'un degré supérieur à la planète, formant des groupes ei des séries avec d'autres univers.
fJo ensemble d'univers îorme uu bitiiiBers^ ^\ ^%\.
GOSMOGOMIË. âSi
pour les univers ce que la planète est pour rhomnie. Les binivers se combinent entre eux pour former les trinivers, puis, toujours en remontant vers Dieu, viennent les quatrinwers, les quintinwer»^ etc.
La pensée peut s'élever ainsi indéfiniment , sans jamais atteindre Dieu cependant, Dieu, VinfiniverSf dont le, corps compreml toute matière, dont rintelli-gence résume toutes les intelligences.
Cette hiérarchie rappelle, en la complétant, la hié-^ rarchie céleste admise dans toutes les religions, les anges, archanges, séraphins, chérubins, trônes, domi-nations, etc. Fourier attribue à ces êtres les corps qui peuplent l'espace et dont une partie n'échappe pas à notre vue bornée.
Dieu excepté, tous les êtres sont soumis à des changements, à des accroissements et décroissements, à la mort : mort qui n'est que l'abandon d'un vieux corps pour un corps nouveau. Au moment de cette transition, chaque âme entraîne avec elle les âmes qui lui sont subordonnées. Les petites âmes sont associées aux grandes, sans perdre leur individualité, comme notre corps qui fait partie du corps de la planète, et qui cependant en est parfaitement distinct.
Tous lés êtres de cette hiérarchie sont faits â l'image de Dieu, ont une raison, non égale, mais homogène à la sienne, et des passions qui difffeç^wV. %^\5^sssirs^.^^«. leur intensité et par \eut moà'ft ôift^^'^^aK^'^^^j^^^^'^^'*