‹ Solidarité: Vue synthétique sur la doctrine deChapitre 6 sur 42 · DE LÀ RAISON XT BE LA SCIBNCE · texte numérisé non relu

DE LÀ RAISON XT BE LA SCIBNCE

reeMnil qu'ils étaient exposés à Terreur; éfidetnineit, s'ils rose trompaient jamais, ils ne mettraient pas en doute la rectitude de leur jugement.

Mais nous ayons fait voir que toutes les erreurs des hommes pouvaient se concilier avec Thypothésé d'une raison infeiltibte.

.'D fÎMit donc choisir entre deux suppositions qui, si elles rendent compte des faits avec une même facilité, sont loin de s'accorder également bien avec la pensée qu'elles expriment une loi émanant de l'intelligeBce infinie.

L'hypothèse d'une raison fausse oblige à admettre que le Créateur se plaît dans le mensonge , puisqu'il aurait négligé de donner à l'homme un moyen sûr pour reoonnattre et pratiquer le vrai.

Tandis que l'hypothèse opposée rejette sur l'homme seul le» erreurs dont il souffre et qu'il peut éviter s'il veut se servir du guide infaillible que Dieu lui a donné pour boussole (0.

A moins qu'on n'ait condamné la Providence de prime abord et sans appel, il n'y a pas à hésiter e^tre les deux

(i) Sans doute celai qui a posé ou accepté une erreur prétendait Mp qw «ette erreur allait à sa raison. . liais, encore une fois, il wntailqine cette erreur n'a?ait. pas. pour lui l'éndence d'une vérité reattiémalique. Il doutait donc de sa raisqn, il en bornait l'asage : car» s'il ayait admis qu'elle devait agir sur tous les points avec une ^ale ppisçanoe, il n'aurait présenté, son erreur que sons forme dubitative; il aurait provoqué les reebarebes qui devaient oosMra

suppositions , puisque , nous le répétons, si toutes deux expliquent les faits, Tune doit être écartée comme injurieuse au Créateur.

L'homme, ayons -nous dit, est doué d'une raison qui ne le trompe jamais lorsqu'il la consulte avec bonne foi , sans chercher à faire parade d'un faux savoir dont au fond il reconnaît la yanité.

Mais, dira-t-on, l'homme peut-il tout yoir, tout connaître, tout juger?

Ceci est une question indépendante du sujet qui nous occupe , car quelque étroite que soit l'intelligence , quelque rétrécie que soit la sphère où elle peut agir , la raison sera également droite dès qu'elle nous fera distinguer ayec certitude ce que nous savons de ce que 90US ne sayons pas,.

Quant aux limites que l'intelligence ne peut fran<ehir, nous en dirons un mot.

Dans l'ordre matériel, la nature montre partout une haute sagesse, une suprême économie. Dans le r^e organique, par exemple., pas un muscle, pas un vaisseau qui n'ait son but et sa raison d'être , qui puisse

à cette certitade complète qa'il aarait cm possible d'atteindre. Mais lliorame a Toala affirmer avant de savoir, et, comme la yérité seule peut concilier tous les esprits , il a soulevé les oppositions qui l'ont passionné pour ses croyances empiriques , qui l'ont attaché au mensonge par tous les efforts qu'il fuisait pour le soutenir, comme si chaque C(wiibat eût été une démonstration.

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