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CHAPITRE II

Le Yérilable ennemi dn genre humain, c'est l'erreur. Condobcet.

D. Pourquoi Dieu vous a-t-ii créé ?

H. Pour le connaître, l'aimer, le servir, et par ce moyen obtenir la vie éter* nelle. > Catéchisme.

Après avoir rétabli la raison dans la légitimité de sa puissance, consultons-la : demandons-'lui hardiment ce que Dieu doit être, ce qu'il attend de Thomme, et comment il gouverne les créations (0?

Ne nous effrayons pas de cette hardiesse. Si nous ayons foi dans la Providence, nous sommes certains,

^1) Quelque matérialiste ya peut-être s'arrêter dès ce chapitre, en disant que je pars de l'idée de Dieu , supposant ainsi ce qu'il faut 4lémontrer d'abord. Qu'il fasse attention que j'établis simplement ce qui doit être, si Dieu est; j'aurai à prouver ensuite que tout a lieu en «ffet conformément à cette supposition , et Dieu sera démontré pour> kii à posteriorL

en sondant ses décrels, d'admirer d'autant plus que nous comprendrons davantage. Ici la timidité serait une défiance injurieuse, elle indiquerait que nous craignons que Dieu ne soit embarrassé pour répondre à nos questions.

La raison nous dit évidemment que si Thomme a des devoirs à remplir envers Dieu, Dieu a des devoirs à remplir envers les créatures^ que Dieu ne*peut donner l'existence pour le malheur de l'être qui la reçoit, parce qu'il est, à un degré infini, intelligent et bon! Cher* chons donc, dans les œuvres de Dieu, l'empreinte de^ ses propriétés essentielles.

Intelligence infinie. Par conséquent les lois de Dieii sont immuables, car s'il y avait à les modifier, à en^ déranger l'action dans quelques circonstances données, on les concevrait plus intelligentes encore si elles avaient prévu et résolu même ces cas particuliers, ces exceptions. Elles donnent les plus grands effets par les plus petits moyens, sans quoi on pourrait imaginer pour le môme résultat des lois plus simples, plus économiques^ et meilleures. Elles fonctionnent en parfaite harmonie et pour un seul but, parce que, dans l'œuvre, il ne peut y aivoir contradiction et perte de force par l'effet de forces opposées.

Bonté infinie. Par conséquent toute loi, toute force de la nature, doit tendre au plus grand bien de tout ce ^ui est.

Il faut donc concevoir la création régie unitairemenf par des lois immuables , bonnes essentiellement pour les créatures de tous les degrés.

Ici surgit une première objection , une objection capitale : Le mal existe! comment concilier le mal avec le caractère paternel du Créateur?

C'est cette question non résolue ou mal résolue qui a porté Thonime au doute, au scepticisme; c'est elle qui a fait les athées, les impies et les demicroyants.

En effet, il s'agit en apparence de défendre une contradiction , de soutenir un paradoxe. Il faut montrer que le mal peut être dans un milieu régi par des lois qui n'apportent que le bien.

Cependant la réponse est facile, la solution est simple, puisqu'il suffit d'observer un fait qui se reproduit chaque jour sous nos yeux.

Un ingénieur a construit une machine sagement calculée pour les résultats à obtenir.

Un ignorant^, sans rien comprendre au mécanisme de la machine, se charge étourdiment de la diriger. S'il ne peut en tirer parti, s'il s'embarrasse dans les rouages, s'il se blesse, s'il se tue, rendra-t-on l'ingénieur responsable de ce malheur ?

Etait-il donc possible de construire une machine fonctionnant également bien de quelque manière qu'elle

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fût conduite, donnant de bons résultats lors même que Ton ferait des efforts pour en obtenir de mauvais?

Cette impossibilité n'existe -t-elle pas pour Dieu même, le grand ingénieur dq rUniyers?

Dieu a tout préparé pour le bien, mais il faut étudier le jeu de son œuvre admirable pour découvrir Fart d'en tirer parti.

Si rhomrae, refusant de faire usage de la raison dont il a été doué, se heurte maladroitement aux forces motrices de la création , s'il est brisé dans cette lutte insensée , la faute est à lui seul (0.

Car rhomme peut comprendre, s'il veut observer; et quand il a compris, il cesse de souffrir. Le mal, c'est l'ignorance. Avec la science, le mal disparatt.

Ainsi une loi naturelle préside au mouvement du calorique, é la combustion des corps. Cette loi est toute favorable à l'homme, qui en profite de cent manières, dans sa maison et dans ses ateliers , pour ses besoins domestiques et pour ses travaux industriels.

Cependant, dans l'origine, le premier qui s'est trouvé en face d'un corps enflammé a pu se brûler ,

(4 ) L'Hamanité peut découvrir la science et sortir du mal ayec plus ou moins de rapidité. Cependant, comme elle nait dans l'ignorance, comme les sciences demandent un certain temps pour se développer, il y a des douleurs qu'elle ne peut éviter dans son premier âge. C'est une qnestioa que nous devons examiner plus loin.

souffrir et maudire ce nouyel élément, parce qu'il ne connaissait pas Tart de le dompter, de le transformer en fidèle serviteur.

U faut comprendre que le monde moral est dirigé par des lois aussi positives que les lois du monde matériel. Ainsi le mouvement social a lieu, parce qu'il y a des penchants au cœur de Thomme , et la loi du mouvement social , conséquence de ces penchants , émane directement de Dieu , qui a fait Thomme ce qu'il est.

Les penchants de Thomme , comme les forces naturelles , ne peuvent produire le bien qu'autant qu'ils agissent dans un milieu convenable. En dehors de ce milieu, ces penchants sont funestes, comme le feu employé hors des appareils préparés par la science pour en recevoir l'action.

Tenter de modifier les penchants de l'homme parce qu'ils produisent le mal , c'est résister à une loi naturelle, c'est vouloir l'impossible. Engager l'homme à étouffer ces penchants , c'est prescrire d'éteindre le feu, de renoncer à son usage, parce que le feu peut produire des désastres.

La tâche de l'homme est d'étudier ses penchants pour en conclure une forme sociale dans laquelle ils donneraient de bons résultats. Cette forme sociale est nécessairement possible ; c'est celle que Dieu avait en vue lorsqu'il organisait Thomme, car on ne peut ad-

mettre que Dieu, en créant Thomme, agissait au hasard, qu'il lui donnait des penchants et des facultés dont il ne prévoyait pas Tusage. On peut admettre encore moins que Dieu a sciemment organisé Thomme pour le mal » en lui donnant des penchants inapplicables au bien.

Dans Forigine, Thomme a été placé sur la Terre, ignorant, désarmé, mais doué d'intelligence. Dans cet âge de faiblesse, la race humaine eût été anéantie par le moindre effort hostile du milieu où elle se développait. Elle a donc dû se trouver dans les circonstances les plus favorables, sur un sol vierge et fécond, dans un climat tempéré, loin des animaux re^doutables , originaires des zones extrêmes. Là les hommes trouvaient en abondance et sans fatigue tout ce qui était nécessaire à leurs premiers besoins^ jeunes, beaux, vigoureux, exempts de maladies et de préjugés, ils jouissaient sans calcul de ce qui s'offrait à eux, ils étaient heureux, mais d'un bonheur simple comme leur esprit.

Le souvenir de cette première époque de la vie humaine s'est consiervé partout : toutes les traditions parlent d'un Eden, d'un Paradis terrestre, d'un âge d'or. Mais le premier bonheur a été de courte durée : les populations se sont accrues, et avec elles les besoins de l'espèce ont rapidement augmenté. Bientôt il a fallu demander la satisfaction de ces besoins au travail et k

ua trayail pénible, parce qu'il était inintelligent. Cette nécessité du travail a été la première douleur ^ elle a porté le fort à opprimer le faible , elle a rompu Tharmonie, et décidé la guerre. L'homme était tombé. IL ne devait plus rentrer dans le Paradis terrestre, il devait renoncer au bonheur primitif et simple! Il ne pouvait plus se relever que par la science et pour ua bonheur composé l

Après la chute, Thorome vivant de chasse, de pèche,, des produits bruts de la nature, était à l'état sauvage; Tart d'éïever les troupeaux a fait naître le Patriarcat;, la culture et Tindustrie imposées aux esclaves ont engendré la Barbarie; enfin la Civilisation s'est déve-> loppée par la grande culture, la haute industrie, par les progrès des sciences et des arts. Pour sortir de la Civilisation (^) et passer à une période plus avancée et

(<) Ou voit que pour Fouriër lés mots Édénisme, Sautagerie, PatriarctU, Barbarie, Civilisation , désignent les périodes déjà connnes de la yïe de rUiunanité. A ces premières périodes il doit en succéder d'autres , et parmi celles-ci la période d'Harmonie dont Fonrier expose le mécanisme et demande l'organisation immédiate. Par quelle raison prétendre que l'homme ne doit jamais franchir la Civilisation quand il a franchi déjà les phases antérieures?

Dans le langage de l'École , les mots Progrès et Civilisation ne sont donc pas synonymes. Les Sauvages» les Patriarcaux, les Barbares» progressent en se civilisant» mais les Civilisés ne peuvent progresser qu'en sortant de la (civilisation. Aujourd'hui, tout mouvement qui n'est pas dans ce sens est une rétrogradation.

Aujourd'hui , parce que chaque période de la vie de l'Humanitése sul>divise en phases successives: enfance, jeunesse, virilité, maturité, vieillesse, et que nous entrons ee phase de vieillesse quL

plus heureuse, l'homme doit créer la science de TAssociation, de Tlndustrie combinée et unitaire. Ainsi

a poDr caractère pîyotal féodalité commerciale. Toutes les phases de la GÎTilisation soot donc fraochies, et pour échapper à la dernière phase grosse de dangers et de honte, il faut sortir de la Civilisation.

La période qui succéderait naturellement à la Civilisation est le Garantism£ , dont notre Civilisation porte déjà plusieurs germes : postes, monnaies, assurances, caisses d'épargne, etc. Mais l'établissement du Garantisme est long et difficile , il veut des mesures générales et l'intervention du gouvernement.

C'est pourquoi Fourier insiste sur la constitution d'une période plus avancée et qui donnerait d'ailleurs des fruits bien plus savonveux , de la huitième période ; cette période d'Harmonie peut s'essayer en petit» avec ou sans le concours de l'autorité, parce qu'elle repose sur l'organisation du travail dans la commune, et qu'un «ssai dans une seule commune sera parfaitement concluant.

Ainsi, Fourier ne prétend pas avoir inventé une forme sociale : il a cherché, dans l'étude de l'homme, la loi du mouvement social, analysé les caractères des périodes déjà parcourues, calculé les formes des périodes à venir. Puis il a montré comment il serait possible d'aller par le plus court chemin , en évitant les douleurs etles convulsions de la Civilisation à l'agonie, à l'une des périodes dont il expose le mécanisme.

« Qu'on ne vienne donc pas dire, * écrit le docteur Pellarin dans l'intéressant ouvrage qu'il vient de publier sur la vie de Fourier, « que Fourier défend , prescrit , impose de son autorité privée » quoi que ce soit. Fourier n'est ni un législateur, ni un fonda- » teur de religion. Il n'y a , d'après Fourier, qu'un législateur, cblu

• qui distribue aux êtres les Attractions. Pour lui , il est tout simple-

• ment un savant qui se pose devant la nature humaine en obser-

• valeur impartial, et qui lit dans cette œuvre admirable de Dieu, » œuvre méconnue, diffamée, dans laquelle c'est Dieu lui-même, » son auteur, que l'on méconnaît et diffame. »

La formnie générale d'un mouvement social est une des parties les plus intéressantes des écrits de Fonrier. ( Voir pour ce canevas historique de la vie de l'Humanité, d'une Humanité quelconque , les livres du Maître ou l'ouvrage de Just Muiron, Transactions sociales» religieuses et scientifiques, )

e-eslé la seieBoeqisellhiBiaBitéidôil loès itevpasiqa'elld a faits dan» aa arrière ^ c'est à la sciaiice «noore qii>'ellé AMrrason salai.

T<Mqours> rhomme doit observer^ mesm^er , coon {MBMr^ pour comprendre la natun», en d'autre» teMMs pbnriCêm mê itrê jBitfu^>car connattte fiieii; c'est; coup naître les lois par lesquelles il gonrerne ; pour mn^r jDi^y quand rhomipe aura reconMique ces ^ lois lui ap^^ortei^tousiles bien» «fu'ii désire ;^p9ur ênfvlrlHm eè.«oconiplissaBt--sea:lois,> en renosçanl A de vaifos èSarts pour h«r résister.

Dieu est-il bien layé de raccusation d^être Tautefir to«Ml? Ne powait-'il pfévenîr le mA é'Mie amanière absolus^? N^étai^l -ipas digne de "sa bomè de rététer è rhemmèh, dé» r<»rigiiie^ toiftes les scinaces ^i déyatenl ks^cendiiireaii bonhetiv?

Remarquons d'abord que toutes les connaisMOeei^ humaines sont liées et doivent marcher parallèlement; que^i r«iie d'elles devançait 4eB ai^es an delA dnn certain terme 9 cétacés ^ science sérail sansutifité. Ainsi Dieu eût révélé à l'homme l'art de l'Associatioiiy saas lui rendre aucua servicey s'il ne kû^eût fait cennaître en ; même: lemps ces secrète de la nature que Pindustrie emploie pedireréer la riobessey car, santal nbhesse et le luxé, rHarmonie> ne peut exister.

Pour t>révenîr te. mal. Dieu eût donc^ dû révéler^ à

rhomme toutes les sciences, et même, avec ces science» rhomme eût eu à franchir une période de douleur plus ou moins longue pendant laquelle il eût fabriqué les instruments, usines, établissements, qui lui étaient nécessaires. Dieu eût donc dû façonner lui-même toutes ces choses , les remettre à Thomme et lui indiquer la manière de s'en servir.

Remarquons que Dieu nous ayant appris et donné ce dont nous aurions strictement besoin pour ne pas souffrir, on pourrait prétendre que Dieu eût été meilleur encore s'il nous ayait découvert un plus grand nombre de choses pour nous assurer un bonheur plus complet.

Ainsi Tobjection bien comprise et suivie dans toutes^ ses conséquences est celle-ci : Pourquoi Dieu ne noUs a-t-il pas tout appris , pourquoi ne nous a-t-il pas créés dans la plénitude de la richesse, du savoir et du bonheur?

Ce que nous demanderions ainsi pour nous,. Dieu r^ fait pour d'autres créatures , voyons si ces créatures sont des êtres privilégiés.

Ces créatures, qui savent tout en naissant, qui n'ont pas d'enfance collective, qui reçoivent directement de Dieu la science dont elles ont besoin , qui marchent dans leur voie sans se tromper jamais , munies par la nature des instruments qui leur sont nécessaires , in-

struites par elle à s'en seryir dans la perfection , ces créatures yiyent autour de nous , ce sont les animaux et spécialement les animaux comme les abeilles , qui forment des sociétés.

Ainsi , ce qu'on reproche à Dieu de n'avoir pas fait pour l'homme, réduirait l'homme à l'état d'animal. Si l'homme n'avait pas à comprendre par l'observation , s'il savait tout en naissant, s'il ne pouvait errer, il aurait pour se conduire un seul guide, Vinstmct; mais il n'aurait pas la raison, car à quoi l'emploierait-il? Il n'aurait rien à apprendre, rien à conclure, rien à décider, et Dieu ne l'aurait pas doué de la raison dont il n'aurait que faire , parce que Dieu est économe de ressorts et que rien d'inutile ne vient de lui.

Alors , il est vrai , les hommes seraient heureux à la manière des animaux qui vivent dans les circonstances les plus favorables à leur nature : alors les générations s'écouleraient dans un état de bonheur toujours uniforme, toujours égal, sans progrés et sans déclin^

Mais ce bonheur est -il comparable à celui auquel l'homme peut prétendre parce qu'il est, à t image de Dieu, doué de la raison ?

Les travaux de son intelligence payés par la satis** faction de son amour-propre, par la conscience de sa valeur \ les jouissances variées dues à la différence des caractères ^ le désir du triomphe qui, dans l'avenir, ne sera jamais qu'une noble émulation ^ cet amour de la

44 PREttÈftE: t>AtltlÉ. en. 11.

JBJlôiie^'iltie craint pas d'^acfaeter, aux époque» «ub*^ tersires', parles travaux les plus antipathiques à sa na^ tnre ^ par ties travaux de guerre , de carnage et de dévastation : toutes ces jouissances et mille autres qu^il ne peut fyosséder que par la raison , ne seraient plus pour Idi.

Certes ^ si l'homme pouvait choisir entre un bonheur mëdieere, indéGniment uniforme, et un bonheur plus oiMnpIet, phis varié, mais acheté par quelques peines, il n'hésiterait pas. €e qui le prouve, c'est que charte jourit abandonne le coin du feu^ où il pouvait passer tifie' soii-ée tranqmHë employée à des choses agréables , pour courir à «In 'plaisir pies vif, quoique les prépa*' ratifs, le déplacement, le trajet, puissent être fastidieux etfaCigante.

Anlst^ sans aucun doute; lliomme e^ dn être privflégié, parce qu-il est obligé de travailler hii-mème à se rendre heureux.

Et, encore fine fois ;, qu'on ne demande pas pour rhomme la raison ^vec rinfatilibilité de l^nstinct. Si F^on réSéchîi à ee qui fait la différence entre ees choses , on sentira que ce désir est le désir d'tine antinomie , d'me impossibilité, d'un^ontre^sens.

On dina peut-être encore que les époques d'ignorance et de subversion ont été bien longues en durée : mais le mot durée n'a qu'un sens relatif; si la durée des époques henreuses s'allonge dans une même pro-

portion, l'homme, dont la destinée dépend du rapport entre ces deux périodes , doit se féliciter et remercier Dieu du sort qu'il lui a fait.

Dans ce qui précède, nous ayons considéré THumanité comme un seul être qui devait atteindre tôt ou tard à un bonheur capable de le dédommager largement de quelques souffrances passagères. Mais THumanité se décompose en individus , et peu importe à ceux qui ont existé dans la période douloureuse, ce qui adviendra aux générations de Tavenir. Plus ce bonheur auquel Tespéce peut prétendre sera grand, plus ceux qui ont vécu sont en droit de se plaindre et d'accuser Dieu de partialité. Et nous n'admettons pas cette réponse que Dieu ne voit que Tensemble : il doit se montrer bon et juste pour l'individu comme pour la masse, pour les parties comme pour le tout.

Cette dernière objection est pleinement fondée; la doctrine .de Fouriqr manquerait par la base si elle ne l'avait résolue. Mais nous ferons voir que Dieu , sans rien changer à ses lois immuables, est juste envers tous; qu'il réserve à chacun , même dans la vie terrestre^ une somme équivalente de bonheur. Nous le ferons voir, dans la seconde partie de cet ouvrage , lorsque nous traiterons de l'immortalité de l'âme et de la vie future.

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